Tiré de l’Article écrit par Laurent Moyse, La Voix, Luxembourg
Plusieurs dizaines de personnes, parmi lesquelles les présidents des communautés Israélites de Luxembourg et d’Esch-sur-Alzette, se sont recueillies devant le mémorial de la déportation le dimanche 11 avril à la Gare de Hollerich, pour perpétuer le souvenir des déportés à l’occasion de la Journée de la Shoah.
Organisation juive active dans le domaine humanitaire et dans la défense des droits de l’Homme, le B’nai B’rith Luxembourg avait convié, le dimanche 11 avril, en association avec le Consistoire israélite de Luxembourg, le Comité Auschwitz et le Young Leadership ainsi que les membres de la communauté juive, à une après-midi d’information et du souvenir à Hollerich.
Accueillis par Steve Kayser, Directeur du Centre de Documentation et de Recherche sur l’enrôlement forcé, les visiteurs ont assisté à la projection du documentaire sur la Shoah au Luxembourg avant d’écouter les explications de Steve Kayser dans le cadre d’une visite guidée du musée de la Déportation.
Lors de la cérémonie commémorative qui s’est déroulée ensuite devant la stèle érigée en souvenir des enrôlés de force et des déportés, le Président du B’nai B’rith Luxembourg, Eric Engelmayer, a exprimé l’intense émotion qu’il ressentait à cette occasion. Rappelant que la Journée de la Shoah avait été instituée dès 1951, il a souligné que cette catastrophe ne se résumait pas à Auschwitz mais avait touché l’ensemble du continent européen. « La mémoire de ce crime sans nom ne peut, ne doit pas s’effacer », a-t-il clamé, ajoutant que si les victimes n’avaient pas de sépulture elles devaient « continuer à vivre dans nos cœurs ».
Eric Engelmayer a évoqué par ailleurs les « étincelles de lumière » que représentaient les soldats alliés, les Résistants et les juifs ayant combattu par milliers dans les rangs alliés. Il a aussi mis en évidence les nombreuses personnes anonymes, hommes et femmes ayant sauvé le plus souvent au péril de leur vie, des juifs menacés de déportation.
Des extraits d’œuvres de Primo Lévi et d’Elie Wiesel ont ensuite été lus par Julien Joseph, Julia Hirsch et Chloé Benadimon avant que la cérémonie ne se termine par la prière rappelant le souvenir des déportés et des autres victimes de la persécution récitée par le ministre-officiant Michel Heymann et par la prière en souvenir des défunts, récitée par le Grand Rabbin Joseph Sayagh.
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