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Nous avons le plaisir de vous annoncer que la conférence d’Yves Pallade : « L’antisémitisme et l’antisionisme après Auschwitz » a été traduite par Gilberte Jacaret et publiée dans le numéro 292-293 des Cahiers Bernard Lazare, revue politique et culturelle juive française.
VISITE EN ALSACE LORRAINE D’YVES PALLADE, DIRECTEUR DE F.A.N.
Rapport de Jean-Pierre Lambert, Vice-Président BBF Région Alsace Lorraine
L’objectif de ce voyage était double :
• Permettre à Yves Pallade d’établir un contact direct avec les loges de l’Est de la France.
• Renforcer les liens du Bnai Brith avec les hauts fonctionnaires du
Conseil de l’Europe, organisation internationale dont le siège est à
Strasbourg et qui a comme une de ses missions essentielles de faire
respecter les Droits de l’Homme.
Ce voyage avait été organisé par Gilbert Nerson, représentant officiel
du BB auprès du Conseil de l’Europe et Jean-Pierre Lambert, vice
président du BBF, coordinateur régional.
Concernant les contacts avec les loges, deux réunions ont été
organisées, à Strasbourg pour les loges alsaciennes et à Nancy pour les
loges lorraines (René Hirschler et Emmanuel Lévinas à Strasbourg,
Alsace Paul Jacob à Mulhouse et Scheurer Kestner à Colmar) -
(Jérusalem, Berr Isaac Berr, Elie Wurm à Nancy, Elie Bloch et Armand
Kraemer à Metz).
Au cours de ces soirées, Jacques Jacubert a ouvert les débats en
parlant de la situation du B’nai B’rith de France puis Yves Pallade a
évoqué les liens existants entre antisémitisme et antisionisme devant
un auditoire très attentif. La discussion qui a suivi a été dans les
deux cas très riche.
La visite au Conseil de l’Europe a permis de rencontrer Alexandre
Guessel, adjoint au commissaire chargé des droits de l’homme, Philippe
Boillat, Directeur Général de la direction générale des droits de
l’Homme et des affaires juridiques, accompagné par Christos
Giakoumopoulos, directeur chargé du monitoring dans la même direction
générale et Zoltan Taubner directeur des relations extérieures,
accompagné de Max Gilbert de la même direction.
L’échange de vues, très enrichissant, a surtout porté sur la
préparation de « Durban II » ; Un dérapage reste possible et inquiète
nos interlocuteurs : il est clair que certains pays et ONG vont
chercher à mettre Israël en accusation et à faire évoluer la notion de
droit de l’Homme dans un sens beaucoup plus restrictif, en mettant
l’individu au second plan par rapport aux coutumes locales ou
religieuses. Même si nous sommes prévenus de cette éventualité et donc
mieux à même de contrôler la situation qu’à Durban, un dérapage reste
très possible. Pour l’éviter, nous devons en priorité mettre en garde
nos gouvernements nationaux et nous allier avec toutes les forces de
progrès.
En conclusion, nous avons convenu avec nos interlocuteurs du Conseil
de l’Europe de maintenir le contact et de nous communiquer toutes les
informations intéressantes.
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