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La tristement célèbre « Conférence Mondiale contre le Racisme, la Discrimination Raciale, la Xénophobie et l’Intolérance y Relative » qui a eu lieu à Durban (Afrique du Sud) du 31 août au 7 septembre 2001, qui s’est transformé en festival anti-israélien, pour ne pas dire antisémite, est encore présente dans nos esprits. La Conférence de Durban, plus connu sous le nom Durban II, aura lieu à Genève du 24 au 29 avril 2009.
Des réunions régionales préparatoires à cette conférence sont fixées
entre mai et septembre 2008. La conférence régionale pour l’Afrique a
eu lieu à Abuja (Nigeria) du 24 au 26 août 2008.
Quels étaient les objectifs ?
- Revoir les progrès et évaluer la mise en application de la
Déclaration de Durban et le programme d’action y compris les
manifestations de racisme, de discrimination raciale, la xénophobie et
l’intolérance y relative, pour les combattre et les éliminer.
- Pour souligner également l’importance de la Déclaration de Dakar et
le Programme d’Action adopté à la Conférence Régionale pour l’Afrique
qui a eu lieu à Dakar (Sénégal) en janvier 2001.
- Pour rappeler les valeurs de la dignité humaine et de l’égalité
inclues dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration Universelle
des Droits de l’Homme, la Convention sur l’Elimination de toutes formes
de Discrimination Raciale, la Convention sur l’Elimination de toutes
formes de Discrimination contre les Femmes, la Charte Africaine sur les
Droits des Peuples et tous autres instruments internationaux s’y
rapportant.
- Pour rappeler également l’extrême importance que les peuples
africains attachent aux valeurs de solidarité, tolérance et
multiculturels, qui constituent les bases morales et l’inspiration pour
notre lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie
et les intolérances y relatives, ainsi que les tragédies inhumaines
dont l’Afrique souffre depuis trop longtemps.
Le Congrès Juif Européen cite l’analyse du UN Watch :
« La réunion de préparation africaine critique violemment Israël et reste silencieuse sur les atrocités ».
Le Briefing du UN Watch analyse les points suivants :
- La Réunion Préparatoire Africaine à Durban II critique violemment
Israël, liberté d’expression ; mais reste silencieuse sur les atrocités
de Darfour et la violence africaine.
La déclaration évite les crimes raciaux et ethniques commis par le
Soudan, piétine les droits de l’homme internationaux sur la liberté
d’expression, place l’islam au-dessus toutes les autres religions et
vise uniquement Israël, en impliquant qu’Israël est exclusivement
raciste. Durban II ressemble de plus en plus à la débâcle de Durban en
2001.
- La déclaration omet tout rapport sur tous les faits racistes en Afrique. La conférence ignore :
1. les massacres ethniques d’au moins 200.000 noirs africains, les
viols de masse et le déplacement de plus d’un million d’hommes, de
femmes et d’enfants.
2. les attaques xénophobes qui se sont produites récemment en Afrique
du Sud. Les étrangers originaires du Zimbabwe et du Mozambique étaient
les cibles. 62 ont été tués. Des milliers ont été déplacés.
3. les crimes ethniques au Kenya avec 1.000 victimes et 600.000 déplacés.
Des millions de victimes africaines de la xénophobie ont été desservis par la conférence.
- La déclaration attaque la liberté d’expression, cherche à importer la
prohibition anti-blasphème islamique dans les lois internationales des
Droits de l’Homme.
- La déclaration impose la hiérarchie des religions en plaçant les adhérents de l’islam au-dessus de tous les autres.
- La conférence a choisi Israël pour opprobre, menaçant de répéter la débâcle de Durban en 2001.
La référence spéciale au problème palestinien implique qu’Israël adopte le racisme.
Dans le quotidien Le Monde daté du 29 août, l’Ambassadeur Stéphane
Hessel prône les mérites des ONG qui tiendront une conférence
importante à l’UNESCO à Paris du 3 au 5 septembre 2008, organisée par
les Nations Unies à l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration
Universelle des Droits de l’Homme (une délégation importante du B’nai
B’rith sera présente).
L’Ambassadeur est d’accord avec toutes les critiques des ONG et dénonce
le manque de respect des droits de l’homme et de la Déclaration
Universelle dans bien des pays. Cependant, nous restons absolument
abasourdis et sans voix lorsqu’il parle, dans la foulée, de la négation
du droit à la vie au Darfour, en Palestine et en Somalie. De ce fait,
Stéphane Hessel, sciemment ou involontairement, ouvre la voie pour un
second Durban I.
Rapport de Gilberte Jacaret
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