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A l’invitation de la JJAC, Justice for Jews from Arab Countries, une trentaine de responsables des Communautés juives, s’est réunie à Rome du 15 au 17 juin 2009.
Venus d’Allemagne, d’Angleterre, de Belgique, du Canada, des Etats-Unis, de France, d’Italie, d’Israël et de la Suisse, ces délégués ont fait le point, trois jours durant, sur les actions passées, présentes et futures de cette organisation.
Il est intéressant de signaler que cinq membres du B’nai B’rith étaient
présents : Yves Pallade, Directeur du Foreign Affairs Network (F.A.N.),
Moise Rahmani, Mentor de la Loge Henry Jones de Bruxelles, Sandro Di
Castro, le président de la Loge Benamozegh de Rome, Jean-Pierre Alalli
membre du B’nai B’rith France, ainsi que Daniel Citone, et Alan
Naccache, tous les deux membres de la Lodge Stefano Gay Tache et du
F.A.N.
Cette action, menée en Belgique par le CCOJB sous la direction de Moïse
Rahmani, vise à rendre justice aux Juifs contraints ou forcés au départ
des pays arabes, près d’un million de personnes.
L’Unione delle Comunita Ebraiche Italiane et la Communauté de Rome ont
déployé leurs efforts pour assurer la logistique, l‘infrastructure et
le succès de cet événement. Claudia de Benedetti, vice-présidente de
l’UCEI, Victor Magiar, responsable des activités culturelles et Ricardo
Pacifici, président de la Communauté juive de Rome, ont participé aux
débats.
Le point d’orgue de ces journées fut la déposition à la Commission des
Affaires Etrangères du Parlement italien, sous la présidence de sa
vice-présidente, la députée Fiamma Nirenstein une des grandes voix et
une des consciences de l’Italie. Les députés n’ont eu de cesse de poser
des questions, montrant ainsi leur méconnaissance de ce problème
occulté : les réfugiés juifs des pays arabes.
Ces témoignages intervenaient deux jours après la visite à Rome du
Colonel Khadafi, l’excentrique chef d’état libyen, visite qualifiée de
« carnavalesque » par le député italien Furio Colombo du Parti
démocratique (ex PC italien).
Le professeur David Meghnagi a dénoncé la cannibalisation du
vocabulaire palestinien qui se victimise de ce qu’il entendait faire
aux Israéliens Un vol d’identité.
La « nakba » la catastrophe, la Shoah que les Palestiniens voulaient
infliger aux Juifs, a été incorporée dans leur vocabulaire et la Harsa,
l’Holocauste, que les Arabes entendaient faire subir aux Juifs le 15
mai 1948 a également été détournée de son origine première. Ses mots
font partie, désormais, du vocable arabe qui en a détourné l’identité.
L’agresseur est devenu victime.
Irwin Cotler, l’ancien ministre de la Justice du Canada, a pointé du
doigt les vrais responsables et a demandé pourquoi près d’un million de
Juifs, loin des zones du conflit, a servi de bouc émissaire.
Une conférence de presse à laquelle assistaient de nombreux journalistes a suivi cette audition.
Un autre temps fort fut la mise au point d’un programme de travail dont
les responsables désignés sont Moïse Rahmani de Belgique, Lyn Julius
d’Angleterre et Jean-Pierre Allali de France.
Ce programme se base sur quatre principes essentiels : la vérité, la
justice, la réconciliation et la paix. La vérité amènera à la justice,
la justice entrainera la réconciliation et la réconciliation débouchera
sur la paix.
La projection du film : « Les réfugiés oubliés » suivis d’un débat a eu
lieu devant une salle comble au « Palazzo della Cultura ».
Une déclaration de principes, approuvée à l’unanimité fera l’objet d’un communiqué dans les jours à venir.
Les délégués ont formulé l’espoir que d’autres parlements nationaux et le Parlement européen suivront l’exemple italien.
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