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Culture & History

Chagall exhibited

JEWISH CULTURE

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By Gilberte Jacaret

 
« From Chagall to Malevitch : The Revolution of the Avant-Garde. »

 

(From July 12 to September 6, 2015, at the Grimaldi Forum in Monaco)


Chagall a Malevitch 1



Altman, Baranov-Rossiné, Bourliouk, Chagall, Chevtchenko, Dymchits-Tolstaïa, Ender, Exter, Filonov, Gabo, Gavris, Gontcharova, Kandinsky, Klioune, Klucis, Koudriachov, Larionov, Lébédev, Lentoulov, Lissitzky, Machkov, Malevitch, Mansourov, Matiouchine, Médounetski, Mienkov, Morgounov, Oudaltsova, Pevsner, Popova, Pougny, Rodtchenko, Rozanova, Souïetine, Stenberg, Stépanova, Sterenberg, Strzeminski, Tatline, Tchachnik, Yakoulov...

 
Here over 200 paintings, drawings and documentary items from leading Russian and European museums bear witness to the power and originality of the movements- among them Neo-Primitivism, Rayonism, Cubo-Futurism, Suprematism, Constructivism and the Matyushin Folonov schools- that gave rise to the Russian Avant-Garde and a revolutionary, specifically Russian artistic language spanning the period from 1905 to the late 1920s. The masterpieces making up this historical panorama speak eloquently of radical change in a country in search of a new identity. A country where dreams and utopias combined to forge a language unique in the art of the 20th century.

 

MARC CHAGALL

INTRODUCTION TO THE JEWISH THEATER.



Chagall a Malevitch 2

After his appointment as director of the Fine Arts School in his home town of Vitebsk in 1919, Chagall found himself confronted with the radical ideas of Malevitch, whom he had hired as a teacher.

In 1920 he left his post and at the request of director Alexei Granovsky, he painted the interior of the newly established Jewish Art Theatre in Moscow in 1921. He found this commission an intensely pleasurable experience: it fulfilled one of his greatest desires, for he was fascinated by the theatre and had worked for it in various capacities for years. He felt close ties to directors and actors and to a multifaceted world of play whose language of freedom reminded him so much of his own.

This infinite love of the theatre and music, dance and literature found its natural place in the big Moscow wall panels, whose individual titles included Introduction to the theatre, Music, Dance, Theatre and Literature. The work as a whole was an artistic manifesto in which he laid out subtle references and teasingly familiar details reflecting both everyday life and their creator's own imagination; even in the chaotic climate of the Revolution Chagall would remain true to his culture, leaving his subjects open to singular, fascinating interpretations.



Conférence Mémoire de la Shoah -Témoignage de peintres juifs

Conférence présentée par le Professeur Ch. Loubet, historien des mentalités et des arts, invité par Yad Vashem le 16 juin, à 15H00, au CUM de Nice.                                             

Résumé par Christian Loubet et Gilberte Jacaret Docteur ès Lettres, Loge Moshe Dayan du B’nai B’rith France, à Nice.

 
Il reste très peu de témoignages laissés par des artistes juifs dans les années 40. Certains ont pu cacher et sauver leurs œuvres avant d’être déportés (mais elles ne disent rien sur les camps). D’autres ont survécu et exprimé l’horreur vécue. Plus tard,s artistes moins directement concernés, ont tenu à exprimer leur émotion.Ces images complètent les films d’archives, précieux documents contre le révisionnisme. 
                                                                                                                   

CHARLOTTE SALOMON


Née à Berlin en 1917, elle réalise entre 1940 et 1942, un album de textes, partitions et 1300 gouaches en 3 couleurs (« Vie ? ou Théâtre ? »). C’est une sorte de journal intime hâtif en esquisses. Proche des expressionnistes (Munch, Nolde, Beckman) , elle aurait pu développer un style très personnel.

Réfugiée avec ses grands-parents chez une amie, à Villefranche en 1939 puis à Nice en 1940, elle rencontre puis épouse A. Nagler. Ils vivent à l’Ermitage à Villefranche. Enceinte de cinq mois, elle est arrêtée en septembre 1943 et est exécutée à son arrivée à Auschwitz.

Elle avait confié son œuvre à un ami, le docteur Moridis. Son père Paul, évadé et caché en Hollande survivra avec sa seconde femme. Après sa tante, sa mère s’était suicidée en 1926-, sa grand- mère plus tard en 1940.

 
charlotte salomon 1   charlotte salomon 2

Felix Nussbaum
Autoportrait dans le camp (détail),
1940, New York, Neue Galerie


FELIX NUSSBAUM

felix nussbaum


 « Ne laissez pas mourir mes œuvres »


Né en 1904 à Osnabrück, Felix Nussbaum étudie les arts décoratifs à Hambourg, puis les Beaux-Arts à Berlin ; lauréat de l’Académie allemande à Rome, il est pensionnaire à la Villa Massimo en 1932. Son atelier brûle avec presque tous ses 150 tableaux. Il est alors boursier à Rome. On sent, dans ses tableaux, une ironique distanciation et une ironique distanciation et une dérive fantastique.

Comme l’écrit le professeur Christian Loubet : « L’expressionnisme de Nussbaum est influencé par le cubisme et la « metafisica » de De Chirico. Proche de la « nouvelle objectivité » dans les années 20/30 ( Dix, Grosz, Beckman) il peint des figures énigmatiques dans des formes synthétiques et des couleurs sourdes (Mascarade). Le peintre est clown et poète mais aussi amant et bourgeois, mélancolique et incompris. Les autoportraits représentent la moitié de la production.

L’artiste de la fin du XIXème siècle se voyait déjà comme un saltimbanque marginal. Nussbaum, héritier d’une famille bourgeoise, se voit comme un « déclassé ». Un homme sans qualité, mais un artiste témoin.

Lors de son séjour romain, les mannequins sans visage évoluent dans un monde d’énigmes à la de Chirico (Solitude). Mais c’est la proscription antisémite qui l’inspire bientôt (Souvenir de Nordeyney et Place folle). La brocante académique est vaine, il faut aller au-delà des traditions quitte à bousculer les dogmes (Peintre dans l’atelier). »

Nussbaum s’oriente vers une peinture idéologique dès 1930. L’arrivée d’Hitler au pouvoir le pousse sur le chemin d’un exil en Italie, en Suisse et en France. Il se fixe à Ostende en 1935, en désaccord avec ses parents. « Enfants devant l’Eglise » dénonce le conformisme, la lâcheté et le cynisme des pères. Son ironie caustique alors ne respecte rien (Enterrement). En 1937, il vit à Bruxelles avec Felka Platek une artiste juive polonaise. Il démystifie l’art antique jugé artificiel. Il est alors éclectique : une femme « picassienne » pleure des perles. Peintre et Modèle s’imbriquent en courbes. Arrêté après la défaite française, en tant que ressortissant du Reich, il est interné au camp de Saint-Cyprien dans le sud de la France. Evadé, il retourne à Bruxelles où il demeure caché avec son épouse Felka. Emule d’Ensor et de Delvaux dans ses autoportraits et ses paraboles de 39 à 43, il place le spectateur dans une position de malaise lorsqu’il exhibe en le fixant, son passeport et son étoile jaune. Il projette son Couple nu en 42 comme pour offrir ces corps en résistance. L’ultime Portrait à la pipe est une provocation narquoise (les flacons=humeur-mort, nostalgie, souffrance). C’est l’incarnation d’une volonté. La peinture de guerre montre des réfugiés juifs aux corps meurtris.

Les derniers tableaux allégoriques modernisent de la symbolique macabre. Les damnés sont aux portes de l’enfer. Charniers et fossoyeurs les attendent. Nussbaum termine Le triomphe de la mort le 18 avril 1944.

Le couple est finalement arrêté le 21 juin. Ils sont déportés à Auschwitz, le 31 juillet 1944 par le dernier convoi de Malines et assassinés. Il avait pu mettre à l’abri ses toiles chez deux amis.

Ce peintre fut redécouvert à partir de 1971 grâce au travail de ses héritiers en Israël. Le lot des œuvres de Bruxelles avait été mis à l’abri chez les Dr. Grosfile et Lefèbre. La restauration s’avéra difficile. 214 autres œuvres furent découvertes en Belgique ou en Allemagne entre 1975 et 1982. Une salle lui fut consacrée au Musée d’Osnabrück et finalement un bâtiment fut réalisé en 1995 par Liebeskind. En trois parties, ce lieu évoque l’odyssée de l’exil. La maison (couverte de bois) est orientée vers la synagogue détruite le 9 novembre 1933. Le couloir en béton est orienté vers la villa qui fut le siège du parti nazi. Le corps central est une métaphore de l’exil. Les deux bâtiments sont reliés par un pont en zinc (chemin de la mort).

Proche de la « nouvelle objectivité » (Dix, Grosz), on sent dans ses tableaux de la froideur et une dérive fantastique.

Une salle lui fut consacrée au Musée d’Osnabrück et finalement un bâtiment fut réalisé en 1995 par Liebeskind. En trois parties, ce lieu évoque l’odyssée de l’exil. La maison (couverte de bois) est orientée vers la synagogue détruite le 9 novembre 1933. Le couloir FN en béton est orienté vers la villa qui fut le siège du parti nazi. Le corps central est une métaphore de l’exil. Les deux bâtiments sont reliés par un pont en zinc (chemin de la mort).

felix nussbaum 2

Le Musée d'Art et d'Histoire Juifs a présenté, du 22 septembre 2010 au 23 janvier 2011, la première rétrospective importante de son œuvre organisée en France.

 
ITZCHAK BELFER

Né en Pologne en 1923, Itzchak Belfer a grandi dans l'orphelinat de Janusz Korczak à Varsovie, en Pologne. Janusz Korczak était un médecin-pédiatre et écrivain polonais qui a choisi délibérément d'être déporté au camp de Treblinka avec les enfants juifs du ghetto de Varsovie dont il s'occupait dans son orphelinat.

Peu de temps après la prise de Varsovie par les Allemands au début de la Seconde Guerre mondiale et suite à la formation du ghetto de Varsovie, Itzchak Belfer parvient à s'échapper vers la Russie à travers les forêts de Pologne. À la fin de la guerre, Itzchak Belfer retourne à Varsovie et se retrouve directement confronté à la réalité de l'éradication de la communauté juive polonaise. Depuis, le passé vit toujours en Itzchak Belfer puisqu'il n'a jamais vraiment quitté l'orphelinat de Yanusz Korczak, ancré à jamais dans ses pensées et son esprit. Au plus profond de son âme, il reste le petit Itzchakele de Varsovie.

A présent âgé de 90 ans, Itzchak Belfer est devenu un artiste israélien reconnu. Durant toute sa vie d'artiste, Itzchak Belfer chercha à commémorer le travail de Janusz Korczak et l'Holocauste du peuple juif. Dès lors, Janusz Korczak, le médecin et éducateur polonais, vit toujours au travers des dessins et des peintures d'Itzchak Belfer dont l'âme et l'esprit est habité par l'orphelinat de Korczak Yanusz.

Dans ce reportage, Itzchak Belfer partage ses souvenirs de l'orphelinat. Il révèle l'attitude de Janusz Korczak envers les enfants qu'il traitait tous comme des êtres humains dotés de la même dignité et considération que les adultes. Selon lui, un enfant devait jouir des mêmes droits qu'un adulte. Il décrit avec émotion le travail de Janusz Korczak et de son assistante, Stepha Wilczyńska, au sein de l'orphelinat ainsi que leur amour et dévouement total envers les enfants qu'ils ont tenté de sauver, ce qui entraîna leur fin tragique.

istchak belfer
Le Pr Korczack


DAVID OLERE

Il est né en 1902 à Varsovie. Il a travaillé dans le cinéma à Berlin puis à Paris. Naturalisé, il fonde une famille. Dès la déclaration de guerre, en 1939, il est mobilisé.

Lors de la rafle de 1943, il est interné à Drancy puis envoyé à Auschwitz par le 49ème convoi où, sur les mille, six seulement survivront. Il est alors utilisé comme interprète car il parle six langues, comme peintre des tortionnaires et aussi comme fossoyeur dans les Zonder-kommandos.

Il sera le seul rescapé peintre qui a TOUT VU. Entre le 19 janvier et le 6 mai 1945, il traverse plusieurs camps puis sera libéré par les Américains.

Son œuvre est unique. Destinée au grand public, elle propose une illustration manichéenne du type « bande dessinée », hyper-réaliste avec une attention symbolique trop appuyée.

Après sa mort, en 1985, sa famille a du mal à « faire passer » ses images terribles. Ce sont alors les Klarsfeld qui vont s'y employer. On peut voir une vingtaine de tableaux au musée de la Shoah à New York et quelques uns à Yad Vashem.

David Olère a représenté l'un de ces Bunkers.
david olere 1


Il aurait donc pu être affecté au Bunker 1 ou au Bunker 2 peu après son arrivée

david olere 2


Ce bâtiment, comme chacun des crématoires, était une usine de mort dont il comprenait tous les éléments : salle de déshabillage et salle de gazage en sous-sol, salle des fours au niveau du sol, et à partir de mai 44 logement des Sonderkommandos à l'étage (auparavant, les gardes SS ramenaient les membres des Sonderkommandos au Block 13 du BIId après chaque période de travail. Il s'agissait d'un Block fermé, isolé et surveillé).
Puis...

"Gazage", la peinture de David Olère réalisée en 1960. Elle mesure 1m30 x 1m60.
david olere 3

david olere 4


Ce dessin, d'une extrême violence, ne peut, pour autant, pas être éludé. Il a été réalisé en 1945. Il nous fait pénétrer dans une pièce qui est la "salle de travail" du service de dissection.
On constate que ces femmes étaient en pleine santé. Elles n'étaient évidemment pas des prisonnières du camp. Elles n'ont pas été gazées non plus. Les SS les tuaient par balles.
Et puis l'évacuation est annoncée dans une grande pagaille. Les survivants de cette évacuation du camp sont ceux qui portent témoignage depuis leur libération. Parmi eux, bien entendu, David Olère.


ADOLF FRANKL

Né en 1903, ce peintre est violemment projectif, parfois éruptif, voire hyper-expressionniste.
Le 29 septembre 1944, il est amené avec sa famille et tous les juifs de Bratislava par la Gestapo et la milice slovaque jusqu'à la gare. Il sera l'un des rares survivants sur 2000 au trajet et au typhus libéré par l'armée rouge.

Puis la vie continuera à Vienne où il a une exposition permanente : « Art contre oubli », à New York et en Allemagne. Il meurt en 1983.

adolf frankl

Eichmann 1957
Macabre composition arcimboldesque

CHRISTIAN BOLTANSKI :

Né en 1944 d'un père juif d'origine russe et d'une mère corse chrétienne, il est resté marqué par le souvenir de la Shoah. Dans ses installations, employant divers matériaux (photographies anciennes, objets trouvés, carton ondulé, pâte à modeler, luminaires, bougies), il suscite l'émotion suggérant des présences virtuelles qui mettent en évidence la disparition. Les thèmes sont la mémoire, l'inconscient, l'enfance et la mort. On devine souvent ainsi, en perspective, les souffrances endurées par les juifs dans des installations qui expriment, sans mot, l'horreur de la guerre et de la Shoah.

ANSELM KIEFER

Allemand né en 1945 fut fasciné par le judaïsme.
La belle Sulamite, chantée par Salomon gît au fond d'un sombre mausolée.
anselm kiefer


ZORAN MUSIC


né le 12 février 1909 à Bukovica, hameau de Gorica (Gorizia), ville aujourd'hui traversée par la frontière italo-slovène et qui fait alors partie de l'empire austro-hongrois, est un peintre et graveur Slovène de la nouvelle École de Paris. Il est mort le 25 mai 2005 à Venise.

Arrêté en octobre 1944 par la Gestapo, Music (non juif) est emprisonné à Trieste pendant 26 jours. On lui laisse le choix : collaborer comme officier dans le corps étranger de la Waffen SS ou partir pour le camp de concentration de DACHAU. Il choisit la seconde solution. Il parvient à réaliser en cachette quelque 200 dessins (encre diluée, crayon) de ses compagnons mourants ou morts. Son œuvre ultérieure sera marquée par les atrocités qu'il voit.

goran music



MARC CHAGALL réalise, dans les années 1940, des compositions bibliques. On y détecte l'influence de l'enseignement religieux de son enfance.
La Passion devient celle du peuple juif.


marc chagall

La crucifixion blanche de Chagall.
Le Christ juif avec ses phylactères et son talith qui cache sa nudité incarne les victimes des nazis. En bas du tableau, les juifs religieux, la mère avec son bébé et le Juif errant fuient.
(cf : « Quand le juif errant rencontre Apollinaire et Herzl puis traverse le XXème siècle »Edition Mélibée, de Gilberte JACARET)

Ouverture du musée Mendjisky dédié aux "Ecoles de Paris"

Un nouveau musée privé a ouvert ses portes le 11 avril 2014 à Paris dans un bâtiment du 15e arrondissement. Centré sur le peintre Maurice Mendjizky (1890-1951), il entend également tirer de l'oubli certains artistes des deux "Ecoles de Paris".

Les artistes de "la première Ecole de Paris" sont principalement des étrangers juifs souvent venus d'Europe centrale, arrivés au début du XXe siècle dans la capitale, et fixés autour du quartier Montparnasse. Amedeo Modigliani, Marc Chagall, Chaïm Soutine, Moïse Kisling sont les plus connus.

Un peintre lié à l'avant-garde au début du 20e siècle
L'histoire du peintre Maurice Mendjizky épouse les bouleversements de l'Europe de la première moitié du XXe siècle. Né en Pologne, dans une famille juive très modeste, il arrive en 1906 à Paris à l'âge de 16 ans. Il étudie aux Beaux-Arts et intègre "la Ruche", où vivent des artistes d'avant-garde, notamment Soutine.

Installé à Vence en 1921, il réalise vers 1947 des séries de dessins sur le Ghetto de Varsovie où sont morts son père, sa mère et ses deux sœurs.

En octobre 40, sur dénonciation, la Gestapo arrête sa femme Rose à Paris. Maurice se réfugie à Nice chez sa belle-sœur. Il fonde la 8ème Compagnie des Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Huit jours avant la libération, Claude, son fils aîné, 20 ans, est arrêté au cours d'un parachutage à Utelle. Il est fusillé le 22 juillet à l'Ariane. Maurice lui dédie son premier recueil de 31 dessins publié avec un poème d'Eluard. Picasso écrira : « C'est un chef d'œuvre, une véritable symphonie du noir et blanc ». Il a peut-être lu le témoignage de Jan Karski (1944) qui a visité le ghetto, effaré par ces ombres déshumanisées (Voir in « Shoah » et le roman de Yannik Haenel : « Il n'y avait plus rien d'humain dans ces formes palpitantes »). Le Ghetto de Varsovie (440.000 habitants en juin 41, 3000 au km2, 50.000 lors de la révolte) se souleva le 19 avril 43, veille de Pessah, puis fut rasé.

Le musée Mendjisky a été créé par le fils du peintre Mendjizky (qui a remplacé le z du nom polonais de son père par un s). Agé de 85 ans, Serge Mendjisky est lui-même peintre et photographe.

Pour son ouverture, le musée a proposé jusqu'au 12 juillet 2014 une rétrospective consacrée à Maurice Mendjizky, avec une centaine de ses peintures (paysages, portraits). Il a présenté aussi une trentaine de dessins réalisés par l'artiste sur le ghetto de Varsovie, où ses parents et ses sœurs ont été exterminés.)

SERGE SMULEVIC

d'origine polonaise est né en France en 1921, diplômé des Beaux-Arts de Strasbourg. Dénoncé et arrêté à Nice, lors d'une mission pour la Résistance, il est enfermé rue Gioffredo, puis envoyé à Drancy et à Auschwitz. Toute sa famille a disparu dans les camps. Libéré à Dachau, il témoigne par ses dessins et ses poèmes. Il est mort en 2010.

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Dessin de Serge Smulevic,
lors du Procès Papon

Dessins de Sala
Sala est le nom d'artiste de Myriam Smulevic, fille de Serge.

La marche de la mort
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Le survivant
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La marche de la mort (2004)
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L'arbre de paix

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L'intranquille, GÉRARD GAROUSTE

Dans les années 1950, Gérard Garouste, enfant, a entendu de son père des propos antisémites. Plus tard, il comprend l'implication de son père dans le processus de la spoliation des Juifs en France. De là, il cherche à en savoir davantage, il va aux archives, enquête et écrit un livre. Aujourd'hui il veut transmettre.
« Je suis le fils d'un salopard qui m'aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des juifs déportés. Mot par mot, il m'a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation.... »

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« Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. » Bertolt Brecht.


Yom Hashoa by Gilberte Jacaret

From the Jewish Virtual Library

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Establishment of the Holiday

The full name of the day commemorating the victims of the Holocaust is "Yom Hashoah Ve-Hagevurah"— in Hebrew literally translated as the "Day of (remembrance of) the Holocaust and the Heroism." It is marked on the 27th day in the month of Nisan — a week after the end of the Passover holiday and a week before Yom Hazikaron (Memorial Day for Israel's fallen soldiers). It marks the anniversary of the Warsaw Ghetto uprising.

The date was selected in a resolution passed by Israel's Parliament, the Knesset, on April 12, 1951. Although the date was established by the Israeli government, it has become a day commemorated by Jewish communities and individuals worldwide. The day's official name - Holocaust and Heroism Remembrance Day - was made formal in a law enacted by the Knesset on August 19, 1953; on March 4, 1959, the Knesset passed another law which determined that tribute to victims of the Holocaust and ghetto uprisings be paid in public observances.

Yom HaShoah in Israel

In the early 1950s, Israeli education about the Holocaust (Hebrew: Ha-Shoah, The Catastrophe) emphasized the suffering inflicted on millions of European Jews by the Nazis. Surveys conducted in the late 1950s indicated that young Israelis did not sympathize with the victims of the Holocaust, since they believed that European Jews were "led like sheep for slaughter." The Israeli educational curriculum began to shift the emphasis to documenting how Jews resisted their Nazi tormentors through "passive resistance" — retaining their human dignity in the most unbearable conditions — and by "active resistance," fighting the Nazis in the ghettos and joining underground partisans who fought the Third Reich in its occupied countries.

Since the early 1960's, the sound of a siren on Yom Hashoah stops traffic and pedestrians throughout the State of Israel for two minutes of silent devotion. The siren blows at sundown and once again at 11:00 A.M. on this date. All radio and television programs during this day are connected in one way or another with the Jewish destiny in World War II, including personal interviews with survivors. Even the musical programs are adapted to the atmosphere of Yom Hashoah. There is no public entertainment on Yom Hashoah, as theaters, cinemas, pubs, and other public venues are closed throughout Israel.

Jewish Culture #203 by Gilberte Jacaret

After 500 years, Catalonia's Haggadahs Come Home
Everything's illuminated at new Jewish liturgical manuscripts exhibit in Barcelona

BY RONIT TREATMAN March 22, 2015, 3:19 am
Source: Times of Israel


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In the 14th Century, Catalonia was the home of one of the most cultured Jewish communities in the world. It is here that some of the most famous illuminated haggadahs were commissioned. However, when in 1492, the Catholic monarchs issued the Alhambra Decree, Jews were officially expelled from the kingdoms of Castile and Aragon, and the Jews there had two choices: either convert to Catholicism, or flee.

Although Catalonia's haggadahs left with their Jewish owners in 1492, from March 26 through July 5 some of these famous liturgical works will be on show at "home" in an exhibit at the Barcelona Museum of History.Illuminated manuscripts are texts written by hand, and decorated with enlarged letters, ornamental borders, and miniature illustrations. Originally, only those manuscripts that were ornamented with gold and silver were considered "illuminated" or "lit up." In modern scholarship, any manuscript that is embellished, from both the Islamic and Western traditions, is considered illuminated.

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Jewish Culture #202 By: Gilberte Jacaret

Shanghai Museum Unveils Wall Commemorating WWII Jewish Refugees

Untitled1Ynetnews, March 18, 2015

Some 20,000 Jewish refugees fled Europe for China during World War II: 'Shanghai was the only city that opened its gates for Jewish refugees. We will never forget what this city has done for us.' Shanghai Jewish Refugees Museum unveiled Tuesday a 34-meter long wall engraved with the names of 13,732 Jews who fled the horrors of Nazi Europe during World War II to find refuge in China. According to Chinese news agency Xinhua, the wall was built on the grounds of the former site of Ohel Moshe Synagogue. The commemoration wall was unveiled a day before China marked the 69-year anniversary for its victory over Japan. "The list of names is very meaningful as all these refugees survived extremely difficult days during the war and found refuge in Shanghai," said Sonja Muhlberger, 75-year old activist who was born to a family of Jewish refugees in Shanghai in 1939.

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Gilberte Jacaret's new book is now available at FNAC (in French)

Gilberte Jacaret's new book is now available at FNAC! (in French)

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La Dialectique de l'ironie et du lyrisme dans " Alcools " et " Calligrammes " de G. Apollinaire
Gilberte Jacaret (Auteur)
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Etat : Occasion - Comme neuf
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Note vendeur : 4,53 / 5

Quand le juif errant rencontre Apollinaire et Herzl puis traverse le XXème siècle
Gilberte Jacaret (Auteur)
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La dialectique du beau et du laid dans Le poète assassiné et Calligrammes de G. Apollinaire
Gilberte Jacaret (Auteur)
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ePub | Publibook | juillet 2012
La dialectique du beau et du laid dans Le poète assassiné et Calligrammes de G. Apollinaire

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