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NEWS - Actualités des Loges

REVUE DE PRESSE N°490
Par Gilberte JACARET

ISRAEL

Un Palestinien ouvre le feu et tue deux personnes à Jérusalem-Est
Par Cyrille Louis

Publié le 09/10/2016 à 12:15

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La police sur les lieux de l'attaque à Jérusalem-Est, dimanche. Crédits photo : MENAHEM KAHANA/AFP

Une femme de soixante ans et un policier israélien ont été tués dimanche matin par un Palestinien qui a ouvert le feu à un arrêt du tramway situé près du quartier général de la police à Jérusalem-Est. Le tireur, présenté par les médias israéliens comme un résident du quartier de Silwan âgé de 39 ans, a été abattu par les forces de l'ordre lancées à sa poursuite près de la colonie juive de Shimon HaTsadik. Six autres blessés ont été pris en charge dans les hôpitaux Hadassah et Shaare Tsedek. Le mouvement islamiste du Hamas, qui figure sur la liste européenne des organisations terroristes et contrôle la bande de Gaza, a salué cet attentat comme «une réponse naturelle aux crimes de l'occupation» sans pour autant en revendiquer la paternité.

«Le tireur, posté au volant d'une voiture blanche, a soudain ouvert le feu avec un fusil d'assaut en direction des passagers qui attendaient le tramway, témoigne Alix, une expatriée qui a assisté à la fusillade. C'était vraiment étrange car personne ne criait. Il n'y avait pas un bruit à part celui, assourdissant, des coups de feu. Des gens étaient couchés par terre. J'ai vu une femme qui essayait de se cacher avec sa poussette derrière une poubelle, mais celle-ci était trop petite pour l'abriter. Puis l'homme a redémarré en direction du centre et nous avons entendu de nombreux tirs retentir dans le quartier de Sheikh Jarrah.»

Crainte d'un regain de violences

Cette attaque survient après plusieurs semaines d'une calme relatif à Jérusalem et en Cisjordanie. L'«intifada des couteaux», qui a débuté à l'automne 2015, avait jusqu'à présent coûté la vie à 34 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais, ainsi qu'à 230 Palestiniens qui, pour la plupart, étaient eux-mêmes des assaillants. La majorité des attaques, perpétrées à l'armée blanche, à la voiture-bélier et plus rarement à l'arme à feu, ont visé les forces de sécurité et se sont déroulées dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Jérusalem-Est. Mais d'autres, tel l'attentat qui a fait quatre morts dans un centre commercial à Tel Aviv en juin dernier, ont frappé au cœur d'Israël. Les services sécurité intérieure (Shabak) ont récemment exprimé la crainte que la période des fêtes juives, traditionnellement marquée par un regain des tensions politico-religieuses autour de l'Esplanade des mosquées, donne lieu à un regain des violences.


Une flambée de violences redoutée
Le Monde.fr avec AFP | 09.10.2016 à 09h45 • Mis à jour le 09.10.2016 à 10h45


Puis il s'est dirigé vers le quartier palestinien de Sheikh Jarrah où il a garé son véhicule. Il a ensuite repéré des policiers à moto qui se dirigeaient vers lui et a ouvert le feu sur eux. L'un d'eux a été grièvement blessé tandis qu'un second était plus légèrement atteint. Lors des échanges de tirs, l'auteur de l'attaque, un Palestinien âgé de 39 ans et originaire de Silwan à Jérusalem-est, a été abattu, a ajouté la police sans préciser son identité.

Le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu a félicité les « policiers qui ont agi rapidement et de façon très ferme contre le terroriste qui a été éliminé ». Ses propos, retransmis par la radio publique, ont été tenus durant le conseil des ministres.

Les autorités israéliennes redoutent une nouvelle flambée de violences en octobre à l'occasion des fêtes juives de Yom Kippour (mercredi) et de Souccot (la semaine prochaine), qui avaient été une période de vives tensions en 2015.

Crimes contre l'humanité: condamnation de J.M. Le Pen validée
Figaro,7 octobre 2016
 Par Lefigaro.fr avec Reuters

La Cour européenne des droits de l'Homme a validé aujourd'hui la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour "complicité d'apologie de crimes de guerre et contestation de crimes contre l'humanité" après des propos polémiques sur la Seconde guerre mondiale.

Une peine de trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende avait été prononcée le 8 février 2008, puis confirmée en appel et en cassation, contre celui qui présidait alors le Front national, après une interview publiée le 7 janvier 2005 dans l'hebdomadaire d'extrême droite Rivarol.

Jean-Marie Le Pen estimait que l'occupation allemande de la France entre 1940 et 1944 n'avait "pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés".

Le tribunal correctionnel de Paris avait jugé que le fondateur du Front national « occult(ait) ou à tout le moins tent(ait) d'instiller un doute sur ce qui a(vait) pu être commis par les nazis sur le territoire français comme la déportation des juifs ou les persécutions contre les résistants ».

La Cour européenne des droits de l'Homme déclare irrecevable la contestation par Jean-Marie Le Pen de cette condamnation qu'elle juge « fondée sur des motifs pertinents et suffisants » tandis que la peine infligée ne lui apparaît pas « disproportionnée ».


Nobel de la paix : le très pro-israélien président colombien Juan Manuel Santos récompensé

Le président colombien est un grand ami d'Israël. Lorsqu'il était ministre de la Défense, Juan Manuel Santos a intensifié la coopération militaire entre son pays et l'État juif.Tsahal, l'armée israélienne, joue un rôle essentiel dans la formation des forces armées colombiennes.

Depuis 2005, Israël est le premier fournisseur d'armement de la Colombie, principalement d'équipement visant à lutter contre les FARC et une autre guérilla de gauche, l'ELN (Ejercito de Liberacion Nacional). Israel fournit des armes légères, des drones, des systèmes de surveillance et de communications ainsi que des bombes spéciales qui permettent de détruire des plantations de coca.

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Le prix Nobel de la Paix a été attribué vendredi au président colombien Juan Manuel Santos, pour sa tentative, avec le chef des Farc Timoleon Jiménez, de mettre fin à la guérilla qui dure depuis plus d'un demi-siècle.

Les Palestiniens avaient lancé mi-avril une intense campagne médiatique pour que le Comité Nobel attribue le Prix Nobel de la paix au terroriste Marwan Barghouti.
Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR


LA GUERRE EN SYRIE


Bataille de Mossoul : les Rafale réalisent leurs premières frappes
Des Rafale ont décollé ce vendredi du porte-avions Charles de Gaulle pour atteindre des cibles de l'EI en Irak. Objectif final : reprendre Mossoul.

Modifié le 30/09/2016 à 16:38 - Publié le 30/09/2016 à 07:49 | Le Point.fr


Le début des opérations vendredi du porte-avions français Charles de Gaulle en Méditerranée orientale ajoute une pierre à l'édifice international qui se construit en préparation de la bataille de Mossoul, dernière place forte du groupe État islamique (EI) en Irak.

À la faveur d'une offensive fulgurante en 2014, l'EI s'est emparé de plusieurs pans du territoire irakien au nord et à l'ouest de Bagdad et a fait de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, son principal bastion.
Après avoir reconquis de vastes pans de territoire depuis deux ans, les forces irakiennes se préparent dorénavant à reconquérir cette ville du nord du pays avec l'appui de la coalition internationale. L'heure est donc à la mobilisation, avant de lancer cet assaut-clé.

Parmi les moyens déployés, le bâtiment de guerre français, positionné en Méditerranée orientale. De son pont d'envol, huit premiers avions de chasse Rafale ont été catapultés vendredi matin. Aucune précision n'a été donnée sur la nature exacte de cette mission. Ces appareils peuvent mener des frappes ou faire de la reconnaissance, en Irak ou en Syrie.

"La suite des opérations de soutien"

"Ce n'est pas le début de la bataille de Mossoul, c'est la suite des opérations de soutien que nous apportons dans le cadre de la coalition, comme nous avons aussi renforcé nos capacités en artillerie dans la zone sud de Mossoul. Il va y avoir bientôt l'action majeure qui va être déclenchée, mais ce n'est pas aujourd'hui", a déclaré vendredi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Il s'agit du troisième engagement du Charles de Gaulle au sein de la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis depuis février 2015. Ce sera le dernier déploiement de l'unique porte-avions français avant un arrêt technique majeur de 18 mois début 2017.
Avec 24 chasseurs Rafale Marine à bord, le porte-avions français triple la capacité de frappes aériennes françaises dans la région, où 12 Rafale sont déjà stationnés en Jordanie et aux Émirats arabes unis. Avec environ 5 % du total des frappes de la coalition (15 310) menées depuis l'été 2014, la France est un des principaux contributeurs aux opérations aériennes anti-EI, loin toutefois derrière les États-Unis (près de 80 % des frappes).

Le déploiement du Charles de Gaulle, programmé jusqu'à fin octobre, va également "renforcer nos capacités de renseignement" et "améliorer l'information des forces qui seront amenées à reprendre le territoire de Mossoul", expliquait cet été Jean-Yves Le Drian.

Reconquérir la ville d'ici la fin de l'année

Selon plusieurs responsables occidentaux, cette offensive-clé de la coalition anti-EI pourrait être lancée en octobre dans l'espoir de reconquérir la ville d'ici la fin de l'année. D'après les dernières estimations fournies par le Pentagone, entre 3 000 et 4 500 combattants de l'EI se trouvent actuellement à Mossoul.

Les États-Unis placent également leurs pions avant l'assaut final. Le président américain Barack Obama a donné son feu vert mercredi à l'envoi de quelque 600 soldats supplémentaires en Irak, en sus des 4 600 militaires déjà présents dans le pays. Outre le renseignement, ces renforts auront notamment pour mission de renforcer les capacités logistiques de l'armée irakienne, notamment sur la grande base aérienne d'Al-Asad, dans la grande province d'Al-Anbar, dans l'ouest.

Défi humanitaire

Côté français, près d'un demi-millier de soldats se trouvent déjà en Irak : ils apportent un appui d'artillerie, conseillent les peshmergas (combattants kurdes) au nord ou forment des unités d'élite irakiennes à Bagdad. L'armée française vient également de déployer quatre canons Caesar d'une portée de 40 kilomètres, sur la base aérienne de Qayyarah (65 kilomètres de Mossoul), reprise fin août aux djihadistes. Objectif : "Contribuer à la manœuvre d'encerclement de la ville", selon le ministre français de la Défense.

Au-delà des aspects militaires, la bataille de Mossoul pose un défi humanitaire sur lequel l'ONU travaille déjà. "Plus d'un million de personnes pourraient être déplacées lors de la prochaine offensive et nous prévoyons qu'au moins 700 000 auront besoin d'aide, d'abris, de nourriture, d'eau", déclarait jeudi le représentant du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Irak, Bruno Geddo. Le HCR a déjà construit des camps en prévision de ce déplacement massif, mais il manque de terrains, de fonds et de temps pour en construire d'autres.

La défiance s'accroît entre les Etats-Unis et la Russie

Washington met en cause Moscou dans une série de piratages liés à la campagne présidentielle américaine et durcit le ton face à la poursuite des bombardements sur Alep en Syrie.

LE MONDE | 08.10.2016 à 07h41 • Mis à jour le 08.10.2016 à 09h53 | Par Gilles Paris (Washington, correspondant)

La semaine avait débuté avec la rupture du dialogue entre Moscou et Washington à propos de la Syrie, lundi 3 octobre. Elle s'est poursuivie vendredi 7 octobre avec de nouveaux gestes de défiance, de part et d'autre, qui ont porté la tension entre les deux puissances à un niveau rarement atteint au cours des derniers mois.

Aux Etats-Unis, l'administration américaine a décidé de sauter le pas en mettant en cause directement la Russie pour des piratages liés à la campagne présidentielle américaine constatés au cours des derniers mois. Le Democratic National Committee (DNC), la plus haute instance du Parti démocrate, en a été la cible tout comme les services chargés des listes électorales dans plusieurs Etats, dont l'Arizona et l'Illinois.

« Ces vols et ces piratages ont pour but d'interférer dans le processus électoral américain, a indiqué le directeur du renseignement américain, James Clapper, dans un communiqué commun avec le département de la sécurité intérieure. Nous pensons, compte tenu de l'étendue et du caractère sensible de ces initiatives, que seuls de hauts responsables russes ont pu autoriser ces activités. »

Le produit de ces piratages a été publié sur les sites WikiLeaks, Guccifer 2.0 et DCLeaks. Les autorités américaines sont affirmatives pour le piratage du DNC. Elles se contentent de mentionner que les intrusions dans les bases de données électorales des Etats ont été perpétrées « dans la plupart des cas à partir de serveurs opérés par une société russe ».


Lutte contre le terrorisme palestinien : le Royaume-Uni suspend son aide financière à l'Autorité palestinienne

Le Royaume-Uni a suspendu temporairement son aide financière à l'Autorité palestinienne, accusée de détourner l'aide financière internationale à des fins terroristes, rapporte vendredi la presse britannique.
La nouvelle ministre britannique en charge du Développement international, Priti Patel, a ordonné l'ouverture d'une enquête sur l'utilisation exacte par les Palestiniens de l'aide financière britannique.
Plusieurs audits internes à l'Union européenne (UE) indiquent un détournement de l'aide financière à l'Autorité palestinienne (AP) à des fins terroristes.
Selon l'ONG Palestinian Media Watch (PMW), l'AP continue de détourner l'argent du contribuable européen pour payer les primes versées aux terroristes et à leurs familles, grâce à un système opaque institutionnalisé au sein de ses divers ministères.
L'UE verse 335 000 000 dollars d'aide annuelle à l'Autorité palestinienne, en plus des dons individuels des États membres. Depuis 1994, 7,7 milliards de dollars de l'UE ont été transférés à Ramallah.
La France a versé directement courant mai huit millions d'euros à l'Autorité palestinienne (AP) en dépit que les dirigeants palestiniens reversent l'argent aux terroristes palestiniens détenus en Israël ou à leurs familles.
En septembre 2015, la maire de Paris Anne Hidalgo avait remis à Mahmoud Abbas la médaille Grand Vermeil, la plus haute distinction de la capitale française.
Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR


Syrie: regain de tension entre Washington et Moscou

Les États-Unis ont annoncé lundi qu'ils interrompaient leurs pourparlers avec la Russie à propos du cessez-le-feu en Syrie, après la destruction du plus grand hôpital d'Alep-Est. En guise de «signal», Moscou a suspendu un accord datant de 2000 sur le recyclage du plutonium militaire.
La Russie suspend un accord avec les Etats-Unis sur le recyclage du plutonium
Vladimir Poutine a justifié sa décision « en raison des actions inamicales des Etats-Unis à l'égard de la Russie »
AFP 3 octobre 2016, 17:53

Bataille de Mossoul : les Rafale réalisent leurs premières frappes

Des Rafale ont décollé ce vendredi du porte-avions Charles de Gaulle pour atteindre des cibles de l'EI en Irak. Objectif final : reprendre Mossoul.

Modifié le 30/09/2016 à 16:38 - Publié le 30/09/2016 à 07:49 | Le Point.fr

Le début des opérations vendredi du porte-avions français Charles de Gaulle en Méditerranée orientale ajoute une pierre à l'édifice international qui se construit en préparation de la bataille de Mossoul, dernière place forte du groupe État islamique (EI) en Irak.

À la faveur d'une offensive fulgurante en 2014, l'EI s'est emparé de plusieurs pans du territoire irakien au nord et à l'ouest de Bagdad et a fait de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, son principal bastion.

Après avoir reconquis de vastes pans de territoire depuis deux ans, les forces irakiennes se préparent dorénavant à reconquérir cette ville du nord du pays avec l'appui de la coalition internationale. L'heure est donc à la mobilisation, avant de lancer cet assaut-clé.

Parmi les moyens déployés, le bâtiment de guerre français, positionné en Méditerranée orientale. De son pont d'envol, huit premiers avions de chasse Rafale ont été catapultés vendredi matin. Aucune précision n'a été donnée sur la nature exacte de cette mission. Ces appareils peuvent mener des frappes ou faire de la reconnaissance, en Irak ou en Syrie.

"La suite des opérations de soutien"

"Ce n'est pas le début de la bataille de Mossoul, c'est la suite des opérations de soutien que nous apportons dans le cadre de la coalition, comme nous avons aussi renforcé nos capacités en artillerie dans la zone sud de Mossoul. Il va y avoir bientôt l'action majeure qui va être déclenchée, mais ce n'est pas aujourd'hui", a déclaré vendredi le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.
Il s'agit du troisième engagement du Charles de Gaulle au sein de la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis depuis février 2015. Ce sera le dernier déploiement de l'unique porte-avions français avant un arrêt technique majeur de 18 mois début 2017.

Avec 24 chasseurs Rafale Marine à bord, le porte-avions français triple la capacité de frappes aériennes françaises dans la région, où 12 Rafale sont déjà stationnés en Jordanie et aux Émirats arabes unis. Avec environ 5 % du total des frappes de la coalition (15 310) menées depuis l'été 2014, la France est un des principaux contributeurs aux opérations aériennes anti-EI, loin toutefois derrière les États-Unis (près de 80 % des frappes).

Le déploiement du Charles de Gaulle, programmé jusqu'à fin octobre, va également "renforcer nos capacités de renseignement" et "améliorer l'information des forces qui seront amenées à reprendre le territoire de Mossoul", expliquait cet été Jean-Yves Le Drian.

Reconquérir la ville d'ici la fin de l'année

Selon plusieurs responsables occidentaux, cette offensive-clé de la coalition anti-EI pourrait être lancée en octobre dans l'espoir de reconquérir la ville d'ici la fin de l'année. D'après les dernières estimations fournies par le Pentagone, entre 3 000 et 4 500 combattants de l'EI se trouvent actuellement à Mossoul.

Les États-Unis placent également leurs pions avant l'assaut final. Le président américain Barack Obama a donné son feu vert mercredi à l'envoi de quelque 600 soldats supplémentaires en Irak, en sus des 4 600 militaires déjà présents dans le pays. Outre le renseignement, ces renforts auront notamment pour mission de renforcer les capacités logistiques de l'armée irakienne, notamment sur la grande base aérienne d'Al-Asad, dans la grande province d'Al-Anbar, dans l'ouest.

Défi humanitaire

Côté français, près d'un demi-millier de soldats se trouvent déjà en Irak : ils apportent un appui d'artillerie, conseillent les peshmergas (combattants kurdes) au nord ou forment des unités d'élite irakiennes à Bagdad. L'armée française vient également de déployer quatre canons Caesar d'une portée de 40 kilomètres, sur la base aérienne de Qayyarah (65 kilomètres de Mossoul), reprise fin août aux djihadistes. Objectif : "Contribuer à la manœuvre d'encerclement de la ville", selon le ministre français de la Défense.

Au-delà des aspects militaires, la bataille de Mossoul pose un défi humanitaire sur lequel l'ONU travaille déjà. "Plus d'un million de personnes pourraient être déplacées lors de la prochaine offensive et nous prévoyons qu'au moins 700 000 auront besoin d'aide, d'abris, de nourriture, d'eau", déclarait jeudi le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Irak, Bruno Geddo. Le HCR a déjà construit des camps en prévision de ce déplacement massif, mais il manque de terrains, de fonds et de temps pour en construire d'autres.


LA GUERRE


Le Pentagone renforce son dispositif militaire avant la bataille de Mossoul

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La coalition internationale, menée par les États-Unis, espère reconquérir le fief de Daech d'ici à la fin de l'année, en concertation avec les forces irakiennes qui se préparent à intervenir au sol.

le 30/09/2016 à 19:59 le 30/09/2016 à 19:15


L'ONU enquête sur le bombardement d'un convoi humanitaire

L'Organisation des Nations unies (ONU) a annoncé vendredi le lancement d'une commission d'enquête chargée de faire la lumière sur l'attaque, le 19 septembre, contre un convoi humanitaire en Syrie. Un bombardement contre un convoi du Croissant-Rouge peu avant la fin du cessez-le-feu avait fait au moins 18 morts à Orum Al-Koubra, dans l'ouest de la province d'Alep.
Washington en avait attribué la responsabilité à Moscou, qui avait nié toute implication. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, « exhorte toutes les parties concernées à coopérer pleinement avec la commission ».

Moscou et Washington au bord de la rupture

Le vendredi 30 septembre marque le premier anniversaire du début de l'intervention russe en Syrie. « Ni l'Etat islamique, ni Al-Qaida, ni le front Al-Nosra ne sont aujourd'hui installés à Damas », a déclaré le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov, assurant que l'intervention russe a empêché les islamistes de prendre le contrôle du pays.

Selon un bilan de l'OSDH, plus de 3 800 civils ont été tués et 20 000 blessés par l'aviation russe en un an d'intervention syrienne. Des accusations rejetées par le Kremlin, qui a réclamé des preuves.
Washington et le Kremlin sont au bord de la rupture, moins de deux semaines après l'échec du cessez-le-feu prévu dans l'accord américano-russe du 9 septembre. Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a estimé que cet accord tenait toujours, et ajouté qu'il s'entretiendrait dans la journée par téléphone avec son homologue américain, le secrétaire d'Etat John Kerry.
Jeudi, ce dernier avait menacé d'arrêter toute coopération sur la Syrie si Moscou ne mettait pas fin à ses bombardements à Alep. Le Kremlin avait immédiatement assuré qu'il poursuivrait ses frappes.


L'Ukraine marque les 75 ans du massacre de 34 000 juifs à Babi Yar

Les 29 et 30 septembre 1941, plus de 34 000 Juifs ont été tués par balles par les nazis, aidés par des miliciens ukrainiens au ravin de Babi Yar
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L'Affaire Dreyfus : son musée chez Zola

Mis à jour le 05/10/2016 à 13:33

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Un espace dédié doit ouvrir ses portes en 2018 dans la Maison de l'écrivain, à Médan. À l'origine du projet, Pierre Bergé a souhaité rendre hommage à son engagement contre l'antisémitisme.