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CULTURE & PATRIMOINE - Culture & Histoire

Prix Nobel 2013 de médecine, de physique et de chimie

Techno science-net, 10 octobre 2013
Les Prix Nobel modélisation informatique IRM

NOBEL PRIZE MEDECINE

Prix Nobel
Image: Jonathunder/Wikimedia Commons
Nobel de médecine

Le Prix Nobel 2013 de médecine a été décerné lundi dernier à trois chercheurs, deux scientifiques Américains, James Rothman et Randy Schekman, et l'Allemand Thomas Sudhof. Ces chercheurs sont parvenus à élucider une partie du fonctionnement des vésicules. Quand ces organes se dérèglent, cela se traduit par des maladies neurologiques, le diabète ou encore des désordres immunitaires.

Randy Schekman est l'un des scientifiques qui a réussi à découvrir un ensemble de gênes nécessaires pour le trafic de vésicules. Quant à James Rothman, il est le pionnier de la machinerie protéique. Cette découverte permettra aux vésicules de s'associer avec leurs cibles pour le transfert de la cargaison. Le travail de Thomas Sudhof était de libérer les cargaisons avec précision.

Notez que ce prix s'inscrit dans la même lignée du Nobel de 1974 qui avait récompensé Christian de Duve, Albert Claude ainsi que George Palade sur l'organisation des cellules. Pour Thierry Galli, directeur de recherche de l'Inserm à l'Institut Jacques Monod, il est bien mérité, du fait qu'il associe trois personnalités aux parcours différents. Pour rappel, ces trois chercheurs nommés pour le Prix Nobel 2013 ont tous fait carrière aux Etats-Unis.
Nobel de physique
Le prix Nobel de physique récompense cette année la recherche sur le boson de Higgs. Il a été attribué au Belge François Englert et au Britannique Peter Higgs. L'existence du boson de Higgs, dont la théorie de son existence avait été émise par les 2 chercheurs récompensés, a pu être vérifiée grâce à l'accélérateur de particules du CERN en 2012
Publié le 8 oct 2013

Le physicien François Englert, survivant de l'Holocauste, prix Nobel de physique 2013
Le Monde Juif Info, 10 Oct 2013

Le prix Nobel de physique 2013 a été décerné mardi au Belge François Englert, 80 ans, et au Britannique Peter Higgs, 84 ans, pour leurs travaux sur le boson de Higgs, la fameuse " particule de Dieu".
Englert est professeur à l'École de Physique et d'Astronomie de l'Université de Tel Aviv, il est également un survivant de l'Holocauste.
Les deux chercheurs sont récompensés pour leurs travaux sur "la découverte théorique d'un mécanisme qui contribue à notre compréhension de l'origine de la masse des particules subatomiques, et qui a récemment été confirmée", a annoncé le comité Nobel dans un communiqué.
Serge Dahan –

Martin Karplus, un Prix Nobel sauvé de la Shoah

Le chercheur austro-américain, qui a reçu mercredi la récompense suprême en chimie, fait partie des juifs qui ont fui l'Europe pour les États-Unis.

L'Austro-Américain Martin Karplus, qui a reçu mercredi le prix Nobel de chimie, fait partie des juifs qui ont échappé à la Shoah en fuyant l'Europe pour les États-Unis, révèle son autobiographie. Né à Vienne en 1930, il a évité de peu huit ans plus tard la mainmise des nazis sur l'Autriche, annexée par le Troisième Reich, a-t-il raconté dans un long article publié en 2006 par l'Annual Review of Biophysics and Biomolecular Structure. Il y décrit la montée de l'antisémitisme avant même l'arrivée des Allemands, ressentie par lui et son frère jusque dans les attitudes de leurs camarades en cour de récréation.

"Au printemps 1937, ils ont soudain refusé d'avoir affaire à nous et ont commencé à nous embêter en nous appelant sales juifs alors que nous continuions, bêtement, à essayer d'être avec eux", écrit-il. En mars 1938, à l'arrivée des troupes allemandes, leur mère réussit à les emmener en Suisse. Mais il se dit encore "traumatisé" en se souvenant que son père fut alors mis en prison à Vienne. "On le gardait comme otage en partie pour que l'argent que nous avions ne soit pas sorti du pays", selon Martin Karplus.

Un génie des sciences

Sa mère décida de prendre un billet sur un transatlantique qui devait partir du Havre, sans avoir de nouvelles du père. Et "il se montra miraculeusement au Havre quelques jours avant le départ prévu de notre bateau, l'Île de France, pour New York". Le fils apprendrait plus tard qu'un oncle avait versé une caution de l'équivalent de 5 000 dollars pour obtenir sa libération. Les juifs restés en Autriche eurent rarement autant de chance. "Comme le dit l'histoire, beaucoup n'ont pas pu partir et sont morts dans des camps de concentration", constate le Prix Nobel.

Martin Karplus allait se révéler un génie des sciences, depuis son doctorat à l'université Caltech à seulement 23 ans jusqu'aux avancées sur la modélisation des réactions chimiques qui lui ont valu la consécration suprême à 83 ans.
Source: lepoint.fr, 9 octobre 2013