CULTURE & PATRIMOINE - Culture & Histoire

CULTURE JUIVE 230 par Gilberte JACARET  
 
Découverte du statut élevé de la femme juive dans l’antiquité  par Times of Israël
8 mars 2016 

Sceau Elihana bat Gael 
 
Un sceau datant d’il y a 2 500 ans, portant le nom « Elihana bat Gael » a été découvert lors de fouilles effectuées dans la Cité de David, située dans le parc national des Murailles de Jérusalem, rapporte l’Autorité israélienne des antiquités. Un autre sceau portant également un nom – « Saaryahou ben Shabenyahou » – a été découvert à proximité du premier artefact, mais sans provoquer le même émoi.

« La propriétaire du [premier] sceau bénéficiait d’un statut exceptionnel par rapport aux autres femmes de l’époque du Premier Temple : elle disposait du droit légal de faire des affaires et posséder des propriétés », affirment les responsables des fouilles, Dr Doron Ben-Ami, Yana Tchekhanovets et Salome Cohen. Et d’expliquer : « Les seaux personnels servaient à signer des documents et étaient généralement encastrés dans une bague portée par le propriétaire. Dans l’antiquité, ils indiquaient l’identité, la généalogie et le statut de leur porteur. »
 
Fouilles archeo
 
Vue générale du site – Crédit photo : Autorité israélienne des antiquités
 
Les deux sceaux portant des noms hébraïques ont été découverts dans un édifice qui servait de centre administratif à l’époque du Premier Temple, sur le site de fouilles situé dans le parking Guivati, à proximité de la Vieille Ville de Jérusalem. Les archéologues se félicitent de cette découverte : non seulement trouver des sceaux de cette période est relativement rare, mais en découvrir un portant un nom de femme est un véritable évènement. « Les sceaux appartenant à des femmes ne représentent qu’une infime proportion de ceux découverts jusqu’à présent. En effet, les femmes avaient généralement un statut économique inférieur, sauf exception. En fait, le nom Elihana n’apparaît pas dans la Bible et il n’y a pas d’autres informations sur l’identité de la femme, mais le fait qu’elle possédait un sceau témoigne de son statut social important », affirme le Dr Hagai Misgav de l’Université hébraïque de Jérusalem.
Les archéologues travaillent sur ce site depuis neuf ans, dans le cadre d’un projet impliquant l’Autorité israélienne des Antiquités, l’Autorité de la Nature et des Parcs et la Fondation de la Cité de David.