YEMEN
Attentat manqué : Obama déclare la guerre à al-Qaida... Figaro, 2 jan.
Mardi, de retour à Washington, Barack Obama devrait annoncer des mesures pour lutter contre le terrorisme au Yémen.
Parlant d'un «réseau de haine», le président américain a accusé samedi pour la première fois la branche yéménite d'al-Qaida d'être coupable de l'attentat déjoué du vol Amsterdam-Détroit.
Jusqu'à présent, jamais les autorités américaines n'avaient accusé publiquement al-Qaïda d'être responsable de la tentative d'attentat contre l'avion de la Northwest. Elles s'étaient simplement contentées de noter qu'il semblait y avoir un «lien» avec le groupe terroriste.
Mais après avoir passé deux jours à examiner les résultats de l'enquête préliminaire sur cette tentative d'attentat, Barack Obama a pris position, samedi. Depuis Hawaï, le président américain accuse pour la première fois la branche yéménite d'al-Qaida d'avoir armé et entraîné le jeune Nigérian qui a tenté de faire sauter l'avion de ligne. Dans son discours hebdomadaire radiotélévisé, Obama a déclaré que les Etats-Unis étaient en guerre contre un «réseau de haine et de violence de grande envergure».
Parlant du suspect nigérian arrêté, Umar Farouk Abdulmutallab, le président américain a ajouté: «Nous savons qu'il venait du Yémen, un pays en proie à une grande pauvreté et à des insurrections mortelles. Il apparaît qu'il y a rejoint une branche affiliée à al-Qaida et que ce groupe de la péninsule arabe l'a entraîné, équipé avec les explosifs et dirigé pour l'attaque de cet avion en route vers l'Amérique».
Obama a indiqué qu'en raison des attaques passées d'al-Qaida au Yémen, avant même la tentative d'attentat à Noël, il avait demandé de renforcer la coopération des autorités américaines avec ce pays. «Des camps d'entraînements ont été frappés, des leaders éliminés, des complots déjoués. Et tous ceux qui sont impliqués dans la tentative d'attentat de Noël doivent savoir qu'ils auront à rendre des comptes». Brown propose une réunion internationale.
Pour répondre aux critiques des Républicains qui lui reprochent d'avoir abandonné le terme de «guerre contre le terrorisme» cher à George W. Bush, le président américain a évoqué son discours de prise de fonction il y a un an. «Ce jour là, j'ai été très clair en rappelant que notre nation était en guerre contre un réseau de haine et de violence de grande envergure et que nous prendrions toutes les mesures nécessaires pour le combattre et défendre notre pays tout en soutenant les valeurs qui ont toujours distingué l'Amérique parmi les nations».
De retour à Washington, le président américain évoquera mardi à Washington avec les responsables concernés des mesures à prendre.
Barack Obama n'est pas le seul à s'inquiéter de la montée en puissance des groupes terroristes au Yémen. Vendredi, le Premier ministre britannique Gordon Brown a proposé l'organisation d'une réunion internationale de haut niveau le 28 janvier pour discuter des moyens de s'opposer à l'influence d'Al-Qaïda au Yémen. Cette réunion sera organisée au même moment qu'une conférence internationale sur l'Afghanistan qui doit se tenir à Londres.
Une proposition accueillie favorablement par le Yémen, qui est actuellement en proie à une guerre qui oppose l'armée aux rebelles chiites. «C'est un pas dans la bonne direction», a déclaré un porte-parole officiel à du gouvernement de Sanaa. «Un pas qui va permettre de mobiliser un soutien international au Yémen pour le développement et pour ses efforts destinés à combattre le chômage et à atténuer les effets de la pauvreté».
Yémen : le nouveau front de Washington contre al-Qaid..., par Isabelle Lasserre. 30 Dec.
La CIA et les forces spéciales américaines prêtent main-forte au gouvernement de Sanaa.
Avec déjà deux guerres sur les bras, en Afghanistan et en Irak, les États-Unis viennent d'ouvrir un nouveau front, plus discret celui-là, contre al-Qaida au Yémen. Selon le New York Times, qui cite un ancien responsable de la CIA, l'agence de renseignements américaine a envoyé depuis un an des responsables du contre-terrorisme à Sanaa, la capitale. Des commandos des forces spéciales ont été dépêchés pour équiper l'armée et la police yéménites et l'entraîner aux techniques de lutte antiterroriste.
La dernière attaque d'envergure des militaires yéménites contre al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa, branche locale de la nébuleuse terroriste), le 17 décembre, aurait été menée avec l'aide des Américains. Le Pentagone, affirme encore le quotidien américain, aurait décidé de doubler son aide au gouvernement yéménite, pour la porter à 70 millions de dollars dans les 18 prochains mois. Avec un objectif affiché : éviter, s'il en est encore temps, que ce pays coincé entre la Somalie et l'Arabie saoudite devienne la nouvelle base d'al-Qaida dans la région.
Le Yémen est un refuge pour les djihadistes depuis que le gouvernement de Sanaa a ouvert ses portes aux islamistes ayant combattu en Afghanistan dans les années 1980. La famille de Ben Laden est originaire de l'Hadramaout, à l'est du pays. En octobre 2000, une attaque spectaculaire avait été perpétrée contre le croiseur américain USS Cole, tuant 17 marins dans le port d'Aden.
Un pouvoir affaibli
Mais l'emprise des militants d'al-Qaida sur le pays s'est récemment renforcée avec les mesures antiterroristes prises par l'Arabie saoudite, qui ont poussé les extrémistes à se réfugier chez le voisin yéménite. Plusieurs anciens prisonniers de Guantanamo se seraient également installés au Yémen. Des terroristes ayant opéré sur le sol américain, comme le Nigérian qui a tenté de faire exploser un avion de ligne la semaine dernière à Detroit, ou le musulman qui a tué un soldat en Arkansas en juin, entretenaient des liens avec le Yémen.
Dans un communiqué mis en ligne dimanche, l'Aqpa a d'ailleurs appelé les tribus yéménites à «frapper les bases militaires, les ambassades et les forces» des «croisés et de leurs agents». Ce n'est pas la première fois que Sanaa, qui a toujours eu du mal à contrôler certaines parties de son territoire, se retrouve face à un tel défi. Mais le gouvernement a rarement été dans une situation d'aussi grande faiblesse.
L'économie du Yémen - déjà considéré comme le pays le plus pauvre du monde arabe - est gravement affectée par la chute des prix du pétrole. Des années de combats avec les rebelles chiites du nord ont usé l'armée sans réduire la rébellion. Le mouvement sécessionniste du sud a repris du poil de la bête. Les pirates menacent les côtes. Enfin, la politique de dialogue avec al-Qaida, au lieu d'arranger les choses, n'a fait qu'affaiblir le pouvoir central.
La conjonction de ces facteurs de risques, souligne Christophe Boucek, spécialiste de la région à la fondation Carnegie, fait craindre que le Yémen devienne un «État failli» et se transforme en une base idéale pour les combattants d'al-Qaida. «Si le problème n'est pas traité, prévient-il, la situation peut potentiellement déstabiliser l'Arabie saoudite et les autres États du Golfe». Et menacer les intérêts des Américains, qui sont nombreux dans cette région où se mêlent pétrole, pirates et lutte antiterroriste.
L'Administration américaine l'a bien compris. Instruite des exemples irakiens, afghans et pakistanais et de leurs «zones grises» qui, de Tora Bora aux Zones tribales pakistanaises, ont servi de bases aux djihadistes pour attaquer les intérêts occidentaux, elle a décidé de prendre le problème à bras-le-corps avant qu'il ne soit incontrôlable.
Mais, au Yémen, soulignent les spécialistes, la marge de manœuvre de Washington est étroite. Si l'aide militaire américaine est trop visible, elle risque de doper les sentiments de sympathie envers al-Qaida. Si elle est trop insignifiante, elle sera inefficace…
Les US et le Royaume Uni ferment leurs ambassades au Yemen...Le Monde,3 Jan.
Les Etats-Unis, craignant pour la sécurité de leurs personnels, ferment leur ambassade au Yémen
L'ambassade des Etats-Unis au Yémen a fermé dimanche, en raison de menaces d'attentats d'Al-Qaida contre les intérêts américains.
Obama accuse la branche yéménite d'Al-Qaida dans la tentative d'attentat de Noël; Gordon Brown appelle à une réunion internationale sur le Yémen.
PAKISTAN
Wall Street Journal, 2 jan
Un kamikaze a fait sauter un camion rempli d’explosifs au milieu d’une foule réunie pour assister à un match de football dans un village situé au nord ouest du Pakistan. Au moins 75 personnes ont été tuées. Cette attaque semble être une revanche contre la population locale qui a formé une milice progouvernementale…
Dans de nombreuses régions du Pakistan septentrional, le gouvernement a fourni des armes et de l’argent à des milices locales pour lutter contre les Talibans. Ainsi, plus de 30.000 hommes ont été envoyés dans le Waziristan Sud, à la frontière de l’Afghanistan. En vain….
Plus de 500 personnes ont été tuées ces derniers trois mois dont 124 dans une explosion près de Peshawar et 45, cette semaine, dans un attentat suicide perpétré à Karachi, au milieu d’une foule de religieux Shiites musulmans.
AFGHANISTAN
Le destin de l'Afghanistan se joue d'abord à Kandaha... Le Monde, 1er jan.
Lorsque l'on parle de l'Afghanistan, les yeux du monde sont rivés sur sa capitale, Kaboul. C'est là que se concentrent les lieux de pouvoir et où se détermine, en principe, son avenir.
C'est aussi là que sont réunis les commandements des forces civiles et militaires internationales envoyées sur le sol afghan pour lutter contre l'insurrection et aider le pays à se reconstruire. Mais, à y regarder de plus près, Kaboul n'est qu'une façade. Face à un Etat inexistant, une structure du pouvoir afghan encore clanique, des tribus restées puissantes face à une démocratie artificielle importée de l'extérieur, la vraie légitimité ne vient pas de Kaboul.
La géographie du pouvoir afghan aujourd'hui oblige à dire qu'une bonne partie des clés du destin de la population afghane se trouve au sud, en terre pachtoune, dans une cité hostile aux étrangers, foyer historique des talibans, Kandahar.
Kandahar est la terre d'origine du clan Karzaï et de sa tribu, les Popalzaï. Hamid Karzaï, président afghan, tient son pouvoir du poids de son clan dans la région. Mi-novembre 2009, dans la grande maison de son frère, Wali, à Kandahar, se pressaient des chefs de tribu venus de tout l'Afghanistan, les piliers de son réseau. L'objet de la rencontre : faire le bilan post-électoral après la réélection contestée de son frère à la tête du pays.
Parfois décrié pour ses liens supposés avec la CIA et des trafiquants de drogue, Wali Karzaï joue un rôle politique méconnu. Il a organisé la campagne de son frère, et ce jour-là, à Kandahar, se jouait, sous sa houlette, l'avenir de ceux qui avaient soutenu ou au contraire refusé leur soutien à Hamid. Chef d'orchestre chargé du clan du président, Wali est la personnalité forte du sud du pays.
Les Karzaï adossent leur influence à celle de Kandahar dans l'histoire de l'Afghanistan. Lorsque Ahmad Shah, le fondateur du pays, en 1747, conquit la ville, il en fit sa capitale. "Jusqu'en 1979, lors de l'invasion soviétique, Kandahar a incarné le mythe de la création de l'Etat afghan, les Kandaharis considèrent qu'ils ont un droit divin à diriger le pays", résume Mariam Abou Zahab, experte du monde pachtoune. "Kandahar, c'est l'Afghanistan, explique à ceux qui l'interrogent Tooryalaï Wesa, gouverneur de la province. La politique s'y fait et, encore aujourd'hui, la politique sera dictée par les événements qui s'y dérouleront."
Cette emprise de Kandahar s'évalue aux places prises au sein du gouvernement par "ceux du Sud"…
Kandahar est la terre natale des talibans. Ils sont nés dans les campagnes du Helmand et de Kandahar, et le mouvement taliban s'est constitué dans la ville de Kandahar, où vivait leur chef spirituel, le mollah Omar, et où il a conservé de profondes racines.
La pression sur la vie quotidienne des Afghans est croissante. Les talibans suppléent même le gouvernement dans des domaines tels que la justice quotidienne…
L'histoire a montré que, pour gagner en Afghanistan, il fallait tenir les campagnes de Kandahar. Les Britanniques l'ont expérimenté de façon cuisante lors de la seconde guerre anglo-afghane à la fin du XIXe siècle et les Soviétiques n'en sont jamais venus à bout. "On sait comment cela s'est terminé pour eux, on va essayer d'éviter de faire les mêmes erreurs", observait, mi-novembre, optimiste, un officier supérieur américain.
IRAN
Islamique menace d’exécuter les leaders de l’opposition... Euronews, 30 déc
Alors que des vidéos postées sur internet témoignent de la mobilisation des réformistes iraniens, le guide suprême a estimé par la voix de l’un de ses proches que les dissidents étaient des “ennemis de Dieu”.
Un peu partout dans le monde des manifestations de soutien à l’opposition tentent toujours de mobiliser l’opinion publique et la communauté internationale. “Nous un avons un nouveau message pour l’Union européenne et le monde : Arrêtez de soutenir ce régime qui tue son propre peuple dans la rue. Des gens qui ne sont pas armés et qui veulent juste la liberté et la démocratie pour leur pays”, explique un manifestant.
Les autorités iraniennes appellent de leur côté à de nouvelles contre-manifestations, pour la troisième journée consécutive, tandis que les arrestations d’opposants se poursuivent. La soeur du prix Nobel de la paix, Shirin Ebadi, a notamment été interpellée.
La télévision d’Etat ne cesse de diffuser les images des manifestations pro-gouvernementales. Téhéran accuse les dirigeants britanniques et américains d‘être à l’origine du mouvement de contestation initié après la réélection controversée du Président Ahmadinejad en juin.
Le régime iranien face à une opposition sans tête... Le Figaro, 1er jan, par Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient.
«Autogérée», la contestation risque de s'enflammer si la répression se poursuit.
Soudés autour d'une couleur - le vert - et contre la répression, les opposants iraniens continuent à faire entendre leur voix. Muselés, menacés, ils déjouent, au quotidien, les tours de vis du régime, avec les derniers outils qu'il leur reste : les textos et e-mails - lorsque les censeurs ne bloquent pas l'Internet - et, pour les couches plus modestes, l'invincible bouche-à-oreille, de banquettes de taxis collectifs en files d'attente devant le boulanger.
En marge des manifestations, qui ne se cantonnent plus à Téhéran, la désobéissance civile s'active : graffitis antirégime sur les murs, «V» de la victoire sur les billets de banque… Souvent, on entend les cris de «mort au dictateur», scandés la nuit du haut des toits. «C'est un mouvement civique spontané, qui comprend des femmes, des jeunes, des ouvriers, des personnes issues des milliers ruraux. Il s'auto-organise sans structure hiérarchique», relève une sociologue iranienne, contactée à Téhéran.
Revendications anciennes
C'est pourquoi, selon les experts de l'Iran, l'éventuelle arrestation des principaux leaders de l'opposition, Mir Hossein Moussavi ou Mehdi Karoubi, risquerait, non pas d'étouffer la contestation, mais de l'enflammer encore plus, provoquant une dangereuse escalade de la violence.
«Ces figures, devenues des leaders par défaut d'une opposition qui se radicalise, sont issues de l'establishment iranien. Elles souhaitent, comme d'ailleurs beaucoup d'Iraniens, une réforme du système dans le cadre de la République islamique d'Iran. Pour l'heure, leurs appels au calme ont permis d'éviter trop de dérapage », constate un journaliste iranien.
Si la colère de la rue n'a jamais été aussi visible, les revendications de la population iranienne ne sont pas nouvelles. C'est ce même appel d'air, venant d'une société particulièrement jeune (70% des Iraniens ont moins de 30 ans) qui s'exprima, déjà, lors de l'élection de Mohammad Khatami en 1997. Surnommé le Gorbatchev de l'Iran, ce mollah réformiste insuffla un nouveau vent de liberté, certes limité, dans la vie de tous les jours, mais auquel la population ne veut pas renoncer.
Deux «lignes rouges»
En fait, dès l'instauration de la République islamique, en 1979, les nouveaux dirigeants au pouvoir donnèrent paradoxalement naissance à leurs forces contestatrices.
L'urbanisation, l'alphabétisation, la politique nataliste favorable à la contraception sont autant de mesures prônées par le régime qui favorisèrent une plus grande uniformisation entre villes et provinces, un meilleur accès au savoir - avec les aspirations démocratiques qui vont de pair -, et une féminisation des universités.
Dépassés par cette société civile en plein boom, les ultraconservateurs ont contre-attaqué, par peur de perdre leur pouvoir. Leur offensive s'est durcie sous le premier mandat d'Ahmadinejad (2005-2009), avec le démantèlement des associations estudiantines ou encore la réinstauration d'une police des mœurs faisant la chasse aux filles mal voilées. Habitués au jeu de cache-cache avec les interdits, les Iraniens s'en étaient presque accommodés.
Mais, en juin dernier, deux «lignes rouges» ont, selon eux, été franchies : la fraude électorale, puis le recours systématique à la violence. «La brutalité est devenue raison d'État», s'inquiète le journaliste. Résultat : la rue, aussi, a fini par rompre, le week-end dernier, son pacte de non-violence, en saccageant par exemple des postes de police.
Mais le durcissement du régime a également généré une autre tendance, encore plus dangereuse pour le noyau dur au pouvoir : le ralliement de nombreuses familles issues de milieux politiques conservateurs à la cause du mouvement vert. «Ces gens-là se sentent aujourd'hui trahis par la République islamique. La radicalisation du pouvoir ne fait que renforcer, jour après jour, le mouvement de l'opposition», prévient un expert à Téhéran.
LA CHINE
Ne vous mêlez pas de nos affaires... The Economist, 30 déc.
Pas de pardon, pas de quartier. Joyeux Noël de Chine.
Alors que décembre finissant a vu la joie éclater dans une grande partie du monde, le système légal chinois a affiché une sévérité particulièrement dure et une totale indifférence à l’opinion étrangère.
Le jour de Noël, une cour de justice de Pékin a condamné Liu Xiaobo, militant de longue date pour les droits de l’homme à onze ans de prison pour incitation à la révolte contre l’Etat. La Chine a balayé toutes les critiques étrangères qui se mêlaient de ses affaires intérieures.
Dans un autre cas qui n’était pas tout à fait une affaire intérieure, la réaction de la Chine n’a pas été différente. Le 21 décembre, Akmal, Shaikh, anglais de 53 ans accusé de faire du trafic de drogues a vu sa condamnation à mort maintenue par la Suprême Court de Justice de Chine.
Tous les recours de clémence de la famille de l’accusé, de divers groupes internationaux des droits de l’homme et du gouvernement anglais ont été rejetés. L’homme a été exécuté par injection mortelle le 29 décembre, au nord-ouest, dans la région de Xinjiang où il avait été arrêté fin 2007 pour avoir introduit 4kg d’héroïne dans le pays.
ISRAEL
Nette augmentation de l'immigration juive en Israël en 2009... European Jewish Press
JERUSALEM (AFP)---L'immigration juive en Israël a enregistré en 2009 une hausse de 17% par rapport à 2008, la première depuis dix ans, a annoncé dimanche l'Agence juive, l'organisme paragouvernemental chargé de l'immigration vers Israël.
"Nous nous félicitons d'une augmentation de 17% du nombre de nouveaux immigrants en Israël", a affirmé Nathan Sharansky, le président de l'Agence juive, lors d'une conférence de presse à Jérusalem.
Le nombre de nouveaux immigrants pour l'année 2009 s'élève à 16.244 personnes contre 13.859 en 2008, qui était le chiffre le plus bas depuis 1987.
"Nous enregistrons cette année, pour la première fois depuis dix ans, une hausse dans les chiffres de l'immigration", a ajouté M. Sharansky, un ex-dissident soviétique.
Ce dernier a appelé à "renforcer l'identité juive" dans la diaspora pour favoriser les retours.
Près de la moitié des arrivants sont originaires de l'ex-URSS (7.120), le reste provenant d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Amérique du sud. 60% ont moins de 35 ans.
La France, elle, enregistre une très légère augmentation de 2% à 1909 juifs qui ont fait leur "aliyah" (retour en Israël) cette année.
L'Agence juive a également diffusé les chiffres des juifs immigrants en provenance de pays musulmans, sans toutefois préciser les noms de tous les pays.
Selon ces chiffres, 331 juifs sont arrivés en Israël en 2009 venant de pays musulmans, notamment de Turquie, du Maroc et du Yémen, après avoir transité en général par d'autres pays . Un Juif est venu de Taïwan en 2009, un autre du Japon, notamment.
En revanche, le nombre de juifs éthiopiens à s'installer en Israël a connu une forte chute, passant de 1.582 en 2008 à 239 cette année.
Plus de trois millions de personnes ont immigré en Israël depuis la création de l'Etat en 1948, dont près d'un million de l'ex-URSS depuis 1990.
La "Loi du retour" accorde la nationalité à des juifs qui viennent s'installer en Israël. Des non-juifs peuvent en bénéficier si leur conjoint ou l'un de leurs parents est juif.
LIBAN
Affrontements armés dans un camp de réfugiés palestiniens dans le sud du Liban...XINHUA, 3 jan
BEYROUTH, 3 janvier (Xinhua) -- Des conflits armés ont éclaté samedi entre les combattants de deux groupes palestiniens dans un camp de réfugiés palestiniens dans le sud du Liban, a rapporté l'agence de presse nationale NNA.
"Les militants du Fatah al-Islam et du groupe islamiste Jund al-Sham ont recouru à toutes sortes de mitrailleuses lors des affrontements dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn Héloué", a précisé NNA.
Une personne a été blessée lors des accrochages d'une demie-heure, selon le site internet Nahranet, qui a ajouté que "le comité de sécurité conjoint du camp est intervenu pour arrêter le combat".
Mounir Maqdah, commandant de la principale force policière palestinienne à Aïn Héloué, a précisé que les heurts ont été contenus après une réunion du comité de sécurité du camp. Les conflits ont éclaté après que des combattants du Jund al-Sham eurent tiré sur un bureau du Fatah al-Islam dans le camps, a-t-il fait savoir.
Ces conflits à Aïn Héloué près de Saïda, une ville dans le sud-ouest du Liban, ont eu lieu après que le quotidien An Nahar eut rapporté mardi que des combattants d'al-Qaïda complotaient des attaques terroristes contre les institutions nationales et les missions étrangères au Liban.
Il y a près de 400.000 réfugiés palestiniens au Liban, dont la majorité sont répartis dans 12 camps de réfugiés à travers le pays, selon les statistiques de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés.
Centrale nucléaire à Abou Dhabi: la France recalée... Figaro, 27 déc. Par Georges Malbrunot le 27 déc.
Après l’échec de Total en Irak, c’est un nouveau revers pour la « diplomatie des contrats » de Nicolas Sarkozy au Moyen-Orient.
La France ne construira pas à Abou Dhabi les premières centrales nucléaires dans un pays arabe du Golfe. Les autorités émiriennes lui ont préféré le consortium de sociétés sud-coréennes et américaines, conduites par la compagnie publique Korea Electric Power Corp...
EUROPE
Israelinfo, 3 jan.
EUROPE : Le journal britannique "News of the world" rapporte que le salaire annuel du nouveau président du Conseil de l'Union européenne Herman, Van Rompuy, s'élève à 441.000 dollars, alors que le président américain Barack Obama ne gagne "que" 404.000 dollars.