Un reportage de la CNN a rendu hommage aux Israéliens, venus de «l'autre côté du monde », qui ont réussi à mettre sur pied cet hôpital dans les quatre heures qui ont suivi leur arrivée en Haïti, samedi 16 janvier.
Yedioth Aharonot informe, par ailleurs, le même jour, que le président Shimon Peres a tenu une conférence téléphonique avec les membres de la délégation israélienne à Haïti, et les a remerciés pour leur dévouement et leur aide aux victimes de la catastrophe.
« Le pays tout entier vous observe tous les jours, le cœur ému et empreint d’une profonde inquiétude. Vous êtes la fine-fleur de Tsahal, qui n’est pas seulement la force de défense d'Israël, mais aussi la force de défense des personnes. Peu importe où une catastrophe survient, vous êtes les premiers à aider sur le terrain », a déclaré Shimon Peres.
HAITI
Entre morts et vivants, dans les ruines de Port-au-Prince... Le Figaro, 16 janv.
Dans les rues de la capitale haïtienne dévastées par le séïsme, les survivants s'organisent à grand peine tandis que cimetières et morgues débordent.
L’aéroport de Port-au-Prince : un goulet d‘étranglement pour l’aide internationale
Tremblement de terre... Euronews, 16 Janv.
L’effort humanitaire a beau être massif – l‘équivalent de 280 millions d’euros à ce stade – le manque de coordination au sol pose cruellement problème. Quand un avion parvient à atterrir, sa cargaison n’est pas prise en charge.
Hier, les Etats-Unis ont été officiellement chargés de faire fonctionner l’aéroport, dont la tour de contrôle a été détruite.
La mission ZAKA envoyée à Haïti a fièrement rompu le shabbat. Formée de volontaires religieux, elle n’a cessé de travailler...Ynet, 16 janv.
News: Israel - Hait- L'Hommage de Bill Clinton aux sauveteurs Israeliens...par MBA et J.B
Rubrique: Solidarité, 20 Janv.
Bill Clinton, coordinateur spécial de l’ONU à Haïti, a mis en exergue hier soir l’efficacité et le dévouement de l’antenne médicale de l’armée israélienne. " Les Israéliens, a déclaré l’ancien président des Etats-Unis, ont accumulé une grande expérience en temps de guerre, qu’ils mettent au service de l’humanitaire. Leurs hôpitaux de campagne font un travail remarquable. Je les en remercie."
Bill Clinton a pris le relais des médias occidentaux, russes et chinois qui, dans leurs reportages sur la catastrophe ayant frappé l’île, ont mis l’accent sur, d’une part, le professionnalisme de l’antenne médicale israélienne et, d’autre part, son “acharnement” à vouloir sauver des vies humaines.
L’aide israélienne à Haïti
Une expédition israélienne de 241 membres s’active dans les décombres de Port-au-Prince. 40 médecins, 45 infirmiers, des secouristes et du personnel technique, ont rejoint les équipes du monde entier déjà sur place. Un tiers du personnel médical israélien est constitué de réservistes de l’armée qui ont été rappelés sous les drapeaux pour l’occasion.
Cette mission est commune à Tsahal, Maguen David Adom, la Police israélienne et le ministère des Affaires étrangères; elle va tenter de porter les premiers secours, notamment dans les domaines où les Israéliens sont devenus parmi les meilleurs experts au monde: soins médicaux d’urgence dans des conditions matérielles difficiles, recherche de survivants, etc.
Au total, ce sont 90 tonnes de matériels qui ont été acheminées de Tel Aviv à Port-au-Prince. Ce matin, un hôpital de campagne de 150 lits, prêté par la Sécurité civile, est érigé sur les lieux du désastre. Il comprendra une unité de soins intensifs, deux blocs opératoires, une pharmacie, un labo de rayons X, etc.; il permettra d’accueillir 500 blessés par jour et il sera équipé de tous les moyens humains et technologiques pour répondre aux besoins de la population locale.
Dans la délégation israélienne se trouvent également des représentants de la Sécurité civile. Aidés par des chiens de secours, ils participeront aux recherches des survivants sous les décombres de la ville dévastée.
L’Ambassadeur d’Israël en République Dominicaine, Amos Radian, est actuellement à Port-au-Prince où il coordonne l’aide israélienne avec les autorités locales et les agences d’aide humanitaire.
LES ETATS UNIS D'AMERIQUE
Les Etats-Unis en Haïti, une question de leadership... Le Monde, 19 Janv.
Voir leur président apparaître aussi souvent sur les écrans, les Américains auraient pu croire que la catastrophe s'était produite sur leur sol. Dans les trois jours qui ont suivi le tremblement de terre à Haïti, le président Barack Obama a multiplié les déclarations à la Maison Blanche, envoyé 10 000 soldats, un porte-avions muni de 19 hélicoptères, et débloqué 100 millions de dollars.
La marine a été priée de faire des miracles. Le navire-hôpital Comfort, un mastodonte équipé de douze salles d'opérations, n'avait jamais été prêt aussi vite. En moins de 48 heures, il a levé l'ancre pour Port-au-Prince où il devait arriver mercredi 20 janvier.
Barack Obama a d'entrée pris les choses en main – instinctivement, dirait-on presque. S'il a désigné le tout nouveau responsable de l'agence américaine pour le développement USAID, Rajiv Shah, un jeune médecin d'origine indienne, comme coordonnateur, c'est lui qui a déclaré la situation "prioritaire", au point de mériter de retenir à Washington les secrétaires à la défense et aux affaires étrangères, attendus en Australie pour un sommet consacré à l'Afghanistan et à la lutte antiterroriste.
M. Obama a aussi dépêché l'un de ses plus proches collaborateurs, Dennis McDonough, à Port-au-Prince pour coordonner la communication. Il est vrai que les présentateurs des journaux du soir débarquaient, eux aussi, à Haïti (dans quel avion? demanderont certains).
RÉACTION ÉCLAIR BIEN ACCUEILLIE AUX ETATS-UNIS
L'administration Obama a-t-elle devancé l'appel ? S'est-elle indûment précipitée ? Sans doute est-ce l'avis de ceux – Français, Italiens, Brésiliens – dont les avions de secours se sont trouvés déroutés sur les autres aéroports de la région par des Américains croyant par définition bien faire, mais que nulle autorité supérieure n'avait mandatés.
Dans le quotidien USA Today, lundi 19 janvier, les spécialistes de l'US Air Force ont raconté comment ils avaient procédé en débarquant à l'aéroport 24 heures après le tremblement de terre. C'était la pagaille. La tour de contrôle était endommagée. "On est allés voir les pilotes et on leur a dit : hey, nous sommes des contrôleurs de combat de l'armée de l'air. Nous prenons le contrôle de l'aéroport", a raconté le sergent Chris Grove.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Les Américains n'ignorent pas qu'on leur a reproché d'avoir évacué en priorité leurs compatriotes et d'avoir privilégié les vols militaires au détriment des secours : la sécurité, autrement dit, plutôt que l'aide humanitaire. Mais tout est rentré dans l'ordre, affirment-ils. Les vols de l'US Army sont désormais programmés de nuit.
Concernant les autres appareils, les priorités sont fixées "par le gouvernement haïtien". Et la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a signé, lors de sa visite, un accord avec le président René Préval régularisant la prise de contrôle de l'aéroport. L'entretien a eu lieu dans le hangar "saisi" par le sergent Chris Grove et transformé depuis en QG américain.
Autant qu'un impératif humanitaire, Haïti est pour les Américains un impératif de sécurité nationale. A chaque soubresaut concernant la Caraïbe, et notamment Cuba, ils redoutent un exode qui jetterait des centaines de milliers de boat people vers la Floride, à 1 200 km seulement.
Pour justifier son engagement en faveur d'Haïti, Barack Obama a aussi ajouté un impératif moral au nom de "l'humanité commune" partagée par tous les peuples de la Terre. Pour l'image que les Américains se font d'eux-mêmes, et pour celle que leurs voisins ont d'eux, il est nécessaire d'aider au sauvetage d'Haïti, a-t-il dit. C'est une question de leadership.
Même si les deux situations n'ont rien à voir, le parallèle avec l'ouragan Katrina a été dressé, à son avantage – et à la grande satisfaction de la Maison Blanche. La réaction éclair du président – une demi-heure après avoir pris connaissance du séisme, il publiait déjà un communiqué – a été bien accueillie aux Etats-Unis, à quelques exceptions près.
La critique la plus acerbe a été celle de Rush Limbaugh, l'animateur radio de l'ultradroite, qui l'a accusé de courtiser la communauté afro-américaine, à un moment où elle se sent délaissée par son président "post-racial".
LONGUE HISTOIRE SOUVENT TOURMENTÉE
Haïti entretient une longue histoire – et souvent tourmentée – avec les Etats-Unis depuis la première campagne de juillet 1915, décidée par Woodrow Wilson, le précurseur des interventions armées menées au nom de la promotion de la démocratie (l'occupation dura dix-neuf ans).
Les Etats-Unis sont "revenus" en 1994, lorsque Bill Clinton s'est mis en tête de rétablir au pouvoir le Père Jean-Bertrand Aristide, victime d'un coup d'Etat. Puis en 2004 pour chasser le même Aristide devenu un sanglant dictateur. A chaque fois, l'armée américaine a servi d'élément avancé d'une force multinationale de l'ONU.
Saisie d'une ambition de faire "bien", l'administration Obama promet cette fois un engagement à long terme pour en finir avec un mal chronique. A un moment où deux guerres drainent leurs ressources, il est difficile de faire reproche aux Américains de prétendre à une quelconque nouvelle "occupation".
Les Républicains l’emportent dans le Massachusetts...Corine Lesnes, Euronews, Janv.20
Scott Brown a remporté la nuit dernière l‘élection sénatoriale partielle dans le Massachusetts. Dans ce bastion démocrate depuis des lustres, fief de feu Ted Kennedy pendant des décennies la victoire d’un républicain est une vraie gifle pour le président américain.
Dans son discours de victoire, Scott Brown a rappelé que cette réforme “augmentera selon lui les impôts, nuira au programme de couverture publique pour les personnes âgées Medicare, détruira des emplois et enfoncera la nation américaine plus profondément dans les dettes”.
Scott Brown a réaffirmé sa farouche opposition au projet de réforme du système de santé défendu par Barack Obama. La victoire du républicain prive le président américain de sa super majorité de 60 sièges sur 100 au Sénat ce qui va compliquer sa tâche. Les républicains vont pouvoir à nouveau pratiquer l’obstruction systématique retardant ainsi les textes.
Ce projet de réforme vise à donner une couverture maladie à 95% de la population américaine et aux 35 millions de personnes qui en sont actuellement dépourvues.
Cette élection est une vraie douche froide pour Barack Obama qui fête aujourd’hui la première année de son arrivée triomphale à la Maison Blanche. Mais l’impatience de l‘électorat face à la reprise économique et à la mise en place de la réforme de la santé a lourdement pesé. Un avertissement...
ISRAEL
Israël veut sceller sa frontière avec l'Égypte... Adrien Jaulmes Le Figaro, 14 janv.
Pour lutter contre l'immigration clandestine, une double rangée de clôtures va être installée entre le Néguev et le Sinaï.
Israël a décidé de clôturer sa dernière frontière encore ouverte. Le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a approuvé dimanche la construction d'une barrière le long de l'Égypte pour lutter contre l'immigration clandestine.
Les autres frontières israéliennes sont déjà scellées par un double grillage électrifié parcouru par des patrouilles. Cette clôture court tout le long de la frontière libanaise, entre la Méditerranée et le mont Hermon, puis sur le Golan face à la Syrie, et enfin à travers la vallée du Jourdain et jusqu'à la mer Rouge, face à la Jordanie. La paix signée entre Israël et le royaume hachémite n'a pas été accompagnée du démantèlement de cette barrière, construite après 1967 pour empêcher les infiltrations de fedayins palestiniens.
Une clôture sépare aussi Israël des Territoires palestiniens. La bande de Gaza est hermétiquement close, et environ 500 kilomètres d'une barrière de sécurité, mur de béton dans les zones urbaines et clôtures électrifiées sur le reste du tracé, séparent déjà Israël de la Cisjordanie. Trois cents kilomètres de cet ouvrage restent à construire.
La nouvelle barrière devrait être érigée le long des 250 km de frontière entre le Néguev et le Sinaï égyptien. Cette zone désertique est l'une des principales voies d'entrée des clandestins en Israël. «Israël est le seul pays du monde développé accessible à pied depuis le tiers-monde et l'Afrique, a souligné Nétanyahou. Si nous ne nous protégeons pas, Israël sera inondé par des centaines de milliers de travailleurs étrangers et de clandestins.»
D'après la police israélienne, entre 100 et 200 personnes pénétreraient chaque semaine en Israël via le Sinaï, en provenance d'Afrique, notamment d'Éthiopie, d'Érythrée et du Soudan. Plus de 100 000 clandestins seraient déjà présents en Israël selon la police, chiffre excessif selon des organisations de défense des droits de l'homme.
Israël critique régulièrement l'Égypte pour son manque de contrôle de la frontière. Le Sinaï, vaste péninsule montagneuse et désertique, échappe largement au contrôle de la police égyptienne, qui n'est présente que dans les villes et le long des routes. Le territoire est peuplé par des Bédouins qui se livrent à toutes sortes de trafics, de la drogue aux prostituées en passant par les armes à destination des tunnels de Gaza.
Sparte plutôt qu'Athènes
La police égyptienne ouvre pourtant régulièrement le feu sur des migrants africains tentant de se rendre en Israël. Vingt migrants ont ainsi été tués en 2009, et 28 l'année précédente, selon les services de sécurité.
L'Égypte a fait savoir que la décision d'Israël de construire une barrière entre les deux pays ne la concernait pas. «C'est une affaire israélienne», a affirmé le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères.
Le nouveau projet de clôture devrait coûter environ 400 millions de dollars. Il serait constitué de deux clôtures courant sur une cinquantaine de kilomètres à partir de Gaza vers le sud, et d'Eilat vers le nord. Entre ces deux barrières, des capteurs électroniques et des radars seraient installés dans le désert, renforcés par des patrouilles.
Nétanyahou a cependant assuré qu'Israël continuerait à accueillir les demandeurs d'asile, notamment en provenance du Darfour.
Environ 19 000 demandeurs d'asile sont arrivés depuis 2005, et des milliers de travailleurs étrangers sont restés malgré l'expiration de leur titre de séjour. Beaucoup vivent dans les bidonvilles de Tel-Aviv ou à Eilat, près de la frontière égyptienne.
Un éditorialiste du Yedioth Ahronot remarquait avec tristesse que cette nouvelle clôture achèverait d'entourer Israël de grillages. «Un pays entier vivant derrière des barrières, entouré de tous côtés par un océan d'ennemis… Et ainsi sera achevée la construction d'une Sparte moderne, alors que nous voulions tellement devenir Athènes…»
DIVERS
L'organisation des étudiants de la London School of Economics et le Queen Mary College ont décidé d'un jumelage avec l'Université Islamique de Gaza, bastion du Hamas... Laurent Zecchini et Nathalie Brafman, 21 Janv.
L'Université de Vienne retire une distinction honorifique à un négationniste 50 ans après avoir obtenu le diplôme...European Jewish press, Janv. 20
VIENNE (AFP)---Le rectorat de l'Université Technique (TU) de Vienne a annoncé lundi le "retrait formel" de son Diplôme d'Or à un ingénieur qui avait nié l'existence de l'extermination des juifs dans les chambres à gaz d'Auschwitz dans une "expertise" publiée en 1991.